Si une génération auparavant, aborder le sujet douloureux d’une musique classique miscible dans la techno pouvait provoquer des descentes d’organes,...
Depuis que Cooper est mini, on vous assure qu'il deviendra grand. En quatorze EPs et une cinquantaine de remix, la techno éloquente et marbrée de Maxou est devenue comme le cours de l'or : une valeur sûre. Hors des clubs, du 4/4, Cooper c'est des Walkyrie de la techno faisant de lui un des chainons manquant entre l'homme et le James Holden (première période).
En deux EP et en dépit de son jeune âge, Mmoths s'est déjà retrouvé à ouvrir pour The XX sur plusieurs dates. Que l'on aime ou pas la synthpop mollusque, en terme de CV, c'est une belle expérience. Et tout à l'air de bien se passer pour lui vu l'EP de remix que l'on entre les mains avec du Dro Carey (sous son projet Tuff Sherm), Max Cooper (impeccable) et quatre autres pas piqués des hannetons.
Putain mais ce bonhomme est une boite à idées intarrissable et surtout où tout est bon à prendre. Notre ex-scientifique (oui il est allé jusqu'au PhD et a bossé dans la recherche) venait durant ces études dans cette même bibliothèque pour se reposer ou étudier. Ce qu'il a voulu faire est simple : s'imprégner de l'ambiance de la bibliothèque et sampler/mixer de la "library music. Bon, on dit ça comme ça mais il est en train de devenir l'Amon Tobin de la techno l'ami Cooper non ?
Non pas que le LP de Romboy & Ishii soit de mauvaise facture, bien au contraire, mais disons que tous les deux ont produit un beau catalogue de matières intéressantes. Et justement, quand un type comme Max Cooper - apte à devenir employé du mois après chaque remix - s'attaque à de la belle texture comme ici, le résultat est regonflé.
Iketa est un inconnu merveilleux, le genre de type que l'on ne rencontre qu'au travers de remix. Dans le cas présent, c'est un producteur Hongrois d'ambient (voire de techno sur maxi) dont le monde se foutait avant que Max Cooper y laisse trainer son nez. Si Cooper a le don de faire dans le grandiloquent quand il remixe, partageons les mérites cette fois-ci, l'original d'Iketa lui offrait une belle matière. De la techno des grands espaces.
Eh oui ! En 2012, un titre comme "Only You" ressemble fatalement moins à un Doo Wop des Platters qu'à de la prog type Border Community. Un rapprochement avec le label de Holden de moins en moins valable depuis que Cooper fait appel à des voix. Ici, il s'agit de Slow Revolt et Max commence à nous rappeler curieusement l'Apparat de The Devil's Walk. Tant mieux, l'album touchait le magnifique du bout des doigts.
Quel homme. Jusqu'à la fin de cette année Max Copper aura montré que 2012 était son année. Après un EP canon, quelques maxis bien gaulés et des remix brulants Cooper collabore avec Braids pour un titre de tech-prog hyper organique proche de ce que pourrait nous faire un Pantha Du Prince ces temps-ci. Définitivement un maxi Cooper.
Max est comme ça. En individu chanmax (expression vieux François des années 90), il réalise un live chez lui pour te faire découvrir quelques inédits, des remix, des b-sides et des unreleased. Une heure de (maxi) Cooper sur laquelle on ne crache pas et pour laquelle Dame Nature inventa la touche repeat.
Si "Gravity Well", le premier extrait, était l'ennemi de l'apesanteur, le reste de son EP prouve que le Britannique produit toujours la techno-prog comme du verre chez Baccarat. Trois titres c'est bien peu mais on fera avec.