Si d’emblée Erika Spring évoque l’ex-mannequin pour crème de jour reconvertie dans la pop, ne vous arrêtez pas à sa fraicheur Narta, Mlle Printemps porte cette même onde fleurie dans ses productions.

Si d’emblée Erika Spring évoque l’ex-mannequin pour crèmes de jour reconvertie dans la pop, ne vous arrêtez pas à sa fraicheur Narta, Mlle Printemps porte cette même onde fleurie dans ses productions. Ex-Au Revoir Simone, vous connaissez Erika sans jamais l’avoir croisé seule et si aujourd’hui elle apparaît dans notre colonne "découverte" c’est qu’elle vient de faire paraître, chez Cascine, son premier EP sous l’œil bienveillant de Jorge Elbrecht des Violens.   

 

Pour le poète de comptoir, il est commode d’affirmer, l’haleine chargée d’anisette, qu’une hirondelle fait moins le printemps qu’Erika. C’est vrai que face à une candeur d’un tel éclat, on imagine volontiers les oiseaux venir l’habiller telle une héroïne de Disney.  

 


Et pourtant, à l’ombre de sa plastique, Erika écrit des bluettes à la kitscherie doucereuse et au romantisme balnéaire riche en aspartame (spécialité Brooklynienne s’il en est). Au sortir d’une longue relation avec Au Revoir Simone (quatre albums), Erika s’affranchit des chœurs bucoliques et des mélodies solubles dans le tofu pour réaliser avec Jorge Elbrecht une échappée côté "femmes des années 80" type Olivia Newton John (époque Culture Shock), Madonna ou Annie Lennox sans s’exorciser des 00’s de Broadcast ou Stereolab.


 

Du fait de sa signature chez Cascine, cousin Londonien de Service Records et repère de qualité, on ne s’empêchera pas de penser que même si Erika est une belle plante des territoires (mille fois) défrichés, on peut la cueillir (mille fois) sans qu’elle ne fane.


 

Erika Spring sera au Café de la Danse le 5 Octobre prochain.

 
 
 

 

 

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