C’est en position “Retour Vers Le Futur”, que Grand Wizzard Pidjéci s’est installé aux commandes de son insalubre métro gris défoncé de graffiti et parfumé à la pisse. Sa rame couinante, Peter-John Kleer-O l’a fait rouler jusqu’au Bronx des années 70 pour patiemment la faire revenir en 2010 et quelques, quadrillant sur son passage les 5 boroughs, inspectant les cages d’escaliers des projects, soulevant la plus petite des grilles d’aération pour s’assurer qu’aucun MC ne s’y est planqué, prolongeant les rails jusqu’au ferry pour Staten Island.

100 albums qui ont marqué/fondé le rap New-Yorkais, voilà ce qu’a ramené P. Jean.

Cent albums venus de La Mecque, de là où tout est parti. Cent albums et pratiquement que des classiques. Brutaux, secs, politisés, funky, urbains, braillards, soul, sombres, glaçants, oppressants, hostiles, révolutionnaires mais surtout novateurs et indestructibles. Car quelle qu’est pu être la violence des attaques portées contre elle, l’école New-Yorkaise, même après avoir mis un genou à terre sous les coups de flingues du gangsta-rap, s’est toujours relevée, enfantant elle-même des sous-genres que Master P-Jay The Original s’est appliqué à décortiquer dans une longue et passionnante séquence d’introduction.

Pluie d’anecdotes à chaque page, et pas la peine de s’offusquer sur l’absence de telle ou telle référence : l’exercice est restrictif donc chacun aura matière à la ramener.
Mais, enfin, où sont les Lords Of The Underground ???!!!

PIERRE-JEAN CLERAUX : NEW-YORK STATE OF MIND

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