Jamaican Recall : hebdomadaire voyage jamaïcain qui se veut le corner des killers ones, de ces tunes obscures ou classiques, toujours lourdes de basses et de sens, qui font la particularité du reggae depuis 60 ans, du big bamboo de Lord Creator aux duplates de King Earthquake. Listen.

Ripton Hitlon (Eek-A-Mouse) – No Wicked Can’t Reign (1978)

Sortie jamaïcaine de l’été 1978, ce No Wicked Can’t Reign est l’une des premières prises vocales de Ripton Joseph Hilton, jeune homme qui deviendra quelques années plus tard le premier singjay de la dancehall era en prenant le pseudo d’ Eek-A-Mouse.

Dans un style vocal encore peu « gimmické », ce splendide roots, fast-rockers aux envolées ahurissantes, retrace les premiers enregistrements d’Eek-A-Mouse, alors âgé d’une vingtaine d’année. On retiendra aussi aux côté de ce titre les « My Father’s Land » et le mélancolique très Pablo Moses « Creation ».

Eek-A-Mouse deviendra par la suite une des plus grandes stars de la musique jamaicaine du milieu des années 1980, époque consacrant l’apprentissage du digital au regard de l’analogique et de la maitrise dub affinée et affirmée. Il sortira en 1981 le LP Wa-Do-Dem, pièce maitresse de l’écurie Volcano de Junjo Lawes aux côtés des Roots Radics, et album culte pour les amateurs.

Son : Ripton Hilton (Eek-A-Mouse) – No Wicked Can’t Reign

Share This