Remixer Grizzly Bear, c’est comme manier de la porcelaine, si vous laissez ce genre d’affaires entre les mains d’un balourd, il finit par l’abîmer. Donc laisser Diplo et ses humeurs moombahton foutre son nez là dedans c’est un risque à prendre. On craint dans premier temps, puis on lâche une goutte de sueur, puis le doigt tremblant on appuie sur play et… on se rassure, Diplo n’a même pas sorti les synthés de tuning hollandais pour l’occasion et on retrouve un type capable de finesse – époque M.I.A –  et pas l’obsédé des party songs pour kids à red cups qui gave ses titres comme des oies. Didi, parfois, on retrouve foi en toi.