Tupac, le come-back ? Assassiné en 96, Tupac n’a jamais été aussi prolifique (neuf albums) qu’après son décès. 75 millions, c’est le nombre d’albums vendus dans le monde entier par Tupac Shakur. Habitué à revenir régulièrement d’entre les morts, le rappeur n’a jamais connu le repos éternel : albums posthumes et depuis peu apparition sous forme d’hologramme au festival Coachella en compagnie de Snoop Dog et Dr.Dre. Seize ans plus tard, il est « de retour » dans une nouvelle compilation, « Ghetto Gospel, The Birth Of a Legend« , produit par Deon Evans aka Big D The Impossible, avec l’aide du label Vtribe Media et Entertainment.

 Ami et producteur de Tupac, Big D de son vrai nom Deon Evans, dévoile ce mois-ci un nouvel album du rappeur Ghetto Gospel, The Birth Of a Legend. Un album inédit, composé de douze tracks dont cinq, originaux. Parmi les inédits, Soulja’s Revenge, CN2, What Goes On (the city), Flex et Break Em Off. D’après sa distribution en France, moduledistribution.com, le rappeur aurait travaillé sur une série de sons rares entre 1989 et 1993 : « Ces chansons devaient faire partie d´un projet d´album qu´il menait secrètement avec son ami Deon Evans aka DJ Impossible/Big D« .

 


Sa participation est donc légitime puisque ce dernier, a participé à l’écriture de Soulja’s revenge, paru dans le deuxième album de Tupac, Strictly 4 my niggas, qu’il produira. On retrouve ce titre dans ce nouvel opus, enregistré sous sa forme originelle. Producteur également du premier album, 2Pacalypse Now, dix-huit chansons ne seront jamais utilisées pour ce disque mais trois d’entre elles figurent aujourd’hui sur ce nouveau cd : Resist The Temptation, Dopefiend’s Dinner et Ghetto Gospel.

 

Pour ce qui est des quatre derniers titres, Changes, N.I.G.G.A, Black Cotton et Don’t U Trust Me ? pas de nouveautés puisqu’ils ont été enregistrés sur des albums post-mortems (Greatest Hits et Loyal to the Game). Cependant, ils ont été revisités par Deon Evans, avec des arrangements différents. Par exemple, l’instrumentale de N.I.G.G.A, n’est pas la même que l’originale. Le côté révolutionnaire est adoucit avec l’aide d’instruments à corde. Toutefois les paroles sont toujours aussi poignantes : « Who’s afraid of the punk police ? / Niggas run the streets, no justice no peace / Fuck the law, rather draw than do time« .

 


En seize ans, sept albums posthumes ont envahis les disquaires, pour le plaisir ou la déconvenue de ses fans. C’est la première sortie d’un opus sans remix, sans coupes et composé de versions originales. Les quelques titres intégraux, gardent la même conjonction initiale. Ghetto Gospel, présente les pistes de la façon dont elles ont été produites, écrites et enregistrées par Dj Impossible et 2pac. « These tracks are positively some of 2pac’s greatest songs, they embody the truth and passion that is the essence of 2pac and what he was about« , explique le site internet tupacnews.blogspot.fr.

 

Cette véritable légende du hip hop continue à faire parler de lui après toutes ces années d’absence. Bad boy pour beaucoup, il était surtout un orateur de qualité : « Un Saint Augustin du gangsta rap », d’après Jon Pareles du New York Times, paradoxe entre son mode de vie de gangster et sa nature profonde. Ses textes touchent toujours autant de gens, traversant les époques. Verdict : Tupac est immortel.

 

Laura Corte