Très peu d'informations circulent à propos de ces cinq « chacals ». Bien que la pochette suggère qu’ils puissent venir du Canada, il semblerait qu’ils soient parisiens et ce n’est pas l’anthroponymie de leurs noms ou la bio proposé à l’intérieur qui nous en dira plus.

 

En effet selon la bio d’un certain Rutger Ribbs, ces types seraient de véritables mercenaires mais toujours au service du groove. N’hésitant pas à tremper dans de nombreux styles, ils se spécialisent quelque peu dans le funk/soul tantôt crasseux (Play Some Funk) tantôt soyeux (Beautiful Blue Sky). Les Lost Heroes ou Keepmy Soul semblent indiquer qu’ils ont sûrement traîné leurs guêtres dans les faubourgs de Brooklyn, du côté de la clique de Daptone. Alors que Grey Bird laisse à penser qu’ils ont pu exécuter quelques contrats à Kingston ou s’inspirer d’un certain Ray Manzarek sur That’s Life. Malgré une trompette parfois trop esseulée, le reste de l’équipe compense par un groove évident pour faire de cet album une bonne surprise de cette fin d’année.

 
 
 
Rédigé par Julien Renou