Originaire de Los Angeles, Däm-Funk est considéré là-bas comme l'ambassadeur du Modern Funk, mélange de Boogie, de Soul et de Funk tout droit sorti des eighties. Pour son premier album au titre assez obscure, Toeachizown, il fait pleuvoir des synthés vintage et des basses aux rondeurs robotiques qui valsent sur l'espace des corps, avec sensualité et douceur. Emprunt d'une certaine forme de psychédélisme aux consonances jazz funk, ses 12 tracks sont une invitation au prélassement et aux mouvements de hanches félins, ode aux caresses de l'âme et de la chair. C'est sweet et n'est pas sans rappeler les débuts de Prince mélangé à du Funkadelic ou autres formations de l'époque, pour qui la danse se devait d'être langoureuse et ondulatoire. Däm-Funk fait valser les mélodies sur des tapis d'electro-funk suaves, tout droit sortis d'un West Coast doré, pour le plus grand plaisir de nos sens. On aime se laisser prendre par ses sonorités aux racines profondément ancrées dans une autre époque, où l'on invitait les filles à venir se blottir dans nos bras, l'espace d'un morceau pour sentir le souffle de l'autre, sur son cou. Un album de lovers comme on n'en avait plus entendu depuis longtemps.

Dam Funk – Myspace