L’Angleterre est le pays des courants et des modes musicales depuis des lustres, donnant à chaque phénomène une appellation pour définir ce qui finalement reste avant tout de la Musique. Ainsi en va-t-il avec Seeland à ranger dans la catégorie Electronique Retro Futuriste, formation basée à Birmingham, aux cotés de groupes comme Stereolab, Pram, Broadcast dont est issu Tim Fulton instigateur du groupe aux cotés de Billy Bainbridge.

Seeland est une plongée dans le temps avec ses bribes de psychédélisme mutants se heurtant à des rythmiques Krautrock dignes descendantes de Can ou Brian Eno, le tout prenant une tournure pop avec ses voix masculines qui ne sont pas sans rappeler Fujiya and Miyagi. Avec leur premier album intitulé très justement Tomorrow Today, on aurait pu aussi rajouter Yesterday pour donner une définition plus en adéquation avec leur façon d’élaborer leurs chansons aux tempos entreprenants ou emprunts de douceur envoutante.

Un zest d’Electronica pour les arrangements, vient parfaire le tout, pour un de ces albums à la magie lunaire gorgée d’histoire humaine, de savoir faire artistique, d’évasion abrasive. Seeland compose ds tracks à la manière d’enluminures brillantes pleines de lumières scintillantes, de néons virevoltants déployant dans les cieux des trainées de poussière accrochées à la queue de comètes éblouissantes. Vital.