Il fait partie de ces artistes pour qui j'avoue une affection toute particulière, et oui pour une fois parlons à la première personne et laissons tomber les masques, pour parler de l'univers d'Adriano Canzian. A l'image de la pochette qui ne laisse aucun doute sur ses penchants Sado Trash, l'italien ne se cache pas de ce qu'il cherche à véhiculer au travers de sa musique, une sacrée dose d'adrénaline corrosive qui vous ronge de l'intérieur avant de vous baiser par chaque pore de votre être, vous suçant le cerveau pour le transformer en foutre musical. Metamorphosis déballe son lot de synthés malades, de rythmiques branlantes et chancelantes nourries à la testostérone, de mélodies atteintes de folie galopante. Il y a une rage crunchy marquée au fer rouge au creux de chaque gimmick aussi minuscule soit-il, des points d'exclamations explosifs qui vous prennent en tenaille avec une forme de sans concession salutaire qui vient donner un grand coup de pied dans la fourmilière du tout straight, opposé radical des faiseurs de mode qui croient que la compression à tout bout de champ est une forme d'extrémisme alors qu'elle n'est que maniérisme. Adriano Canzian puise dans la techno ses racines pour la passer dans une moulinette aux pales en papier de verre. Mais Metamorphosis n'est pas qu'un opus habité par la haine et le rentre dedans, il est avant tout Réaction et Provocation, ultime bras d'honneur aux esprits fermés rongés par l'obscurantisme et le sectarisme. Si l'Inquisition existait encore, il serait le premier à être jeté au bûcher, du haut duquel il nous hurlerait qu'il nous emmerde jusqu'au plus profond de nos entrailles.
 
Tracklisting:
 
The Embrionic Stage
Mantid
Bloody Meat
Turkish Testoterone
Black Widow
Lipstick Live
Defibrillator
Cardiac Science
Kiss Me Killer !
The Collapse
The Black Muscle
Transfiguration
Electroencephalogram
Amyl Nitrate
Metamorphosis