Originaire de Houston, Paul Wall nous offre là son deuxième album sur Swishahouse. Chef de file de la nouvelle scène du Texas au coté de Slim Thug, Mike Jones ou encore Chamillionaire, il avait crée la surprise avec son premier album  « the people’s champ »sorti en septembre 2005, en rentrant directement numéro 1 du billboard us. On en retiendra surtout le smash hit « you don’t know » et son gros refrain screwed and shopped.

Le cap du deuxième album est toujours difficile à passer, alors que le buzz est retombé et que les nouvelles têtes telles que Mims ou Baby Boy Da Prince occupent les premières places dans les charts us, Paul Wall se devait de marquer à nouveau les esprits.

"Get money stay true" se démarque de son prédécesseur car il parait plus maitrisé. Le premier album compilait des singles ayant fait leurs preuves à Houston à des nouveaux titres plus ou moins réussis alors que le nouveau fait preuve de plus d’homogénéité au détriment de la fraicheur de « the people’s champ ». En effet on peut lui reprocher d’être plus mainstream, mais c’est le cas de la plus part des seconds albums qui ont pour but d’asseoir la notoriété du rappeur tout en élargissant son auditoire par le biais de refrains r’n’b…Les featurings de Jon B. et Crys Wall (sa femme ?) rendent donc l’album plus accessible.

En ce qui concerne les autres collaborations, elles sont toutes de très bon gout, Snoop Dogg nous sert un couplet sympa sur « everybody know me », Juelz Santana et Freeway sont la pour satisfaire les fans de Dipset et Rocafella. Les autres featurings sont plus proches du Sud, Trina sur « that fire », JD qui devrait se contenter de produire et d’arrêter de rapper sur « Im throwed », le single du moment, et d’autres potes à Paul Wall. Comme son prédécesseur l’album est bien produit, que ce soit Mr Lee, qui s’occupe de la majorité des morceaux, Drumma Boy (proche de NoLimit) pour l’enorme « gimmie dat », nouvel anthem bling-bling, ou Russel Howard pour le très srew « bangin screw ».

L’album contient 14 titres de très bonne facture ; annoncé par le Hit « break’em off » feat Lil Keke, dont le nouvel album se fait attendre, il ne deçoit pas et permet à Paul Wall de montrer qu’il fait bien partie des nouveaux « patrons » du Sud. On aurait cependant aimé que la version screwed and shopped soit incluse avec l’album comme pour « People’s champ » et qu’il ne faille pas debourser encore 15€ pour se la procurer.

Morceaux favoris:
– Bangin screw
– I ain’t hard to find

Twelv’ pour 90bpm.com