Si rien de bien neuf n’est à noter du côté des productions, on ne peut nier qu’elles sont de très bonne qualité ;

le rendu sonore est étonnant, peut-être trop propre même.

Utilisant peu de matériaux sonores, les producteurs restent simples

et efficaces. Leurs compositions épurées permettent la création d’une ambiance particulière, à laquelle

participent les phrasés des rappeurs. Ces instrus ne sont pas a priori de ceux qui

flatent l’oreille à la première écoute, on entre cependant dans l’ambiance du morceau après quelques dizaines de secondes.

Les beats créés par les Prunes sont juste assez hypnotiques pour, à l’aide des MC, créer

une ambiance particulièrement profonde, peut-être le fait de leur apparente froideur perfectionniste.

Les deux premiers morceaux avec Shabazz the Disciple sont globalement plus probants que ceux sur lesquels se pose

Maylay Sparks. Les flows des deux rappeurs sont au niveau, tranchants, bien articulés et détachés dans les deux cas, révélant des lyrics acerbes et aux sonorités travaillées. Maylay Sparks hérite seulement d’une instru assez « disco style » » sur «  »Trip » »