Aujourd?hui, ce militant qui a crée la Wyclef Jean Foundation, destinée à aider les enfants d’Haïti et des Etats-Unis, revient sur le devant de la scène avec un nouvel opus Masquerade. A l?écoute de celui-ci on assiste à un retour vers un rap plus posé, plus revendicatif, mais toujours aussi charismatique.On découvre un Wyclef moins festif et plus engagé que jamais sur les morceaux « War no more » sorte d?hymne à la paix et « You say keep it gangsta » (feat. Buth Cassidy et Sharissa) où il se lance dans une critique du gangsta rap, présentant ensuite des sujets qui lui sont plus personnels, comme les titres « Daddy » dédié à son père décédé peu de temps avant l?entrée en studio et en compagnie de son petit frère Melky, le titre « MVP kompa » représentatif de sa culture haïtienne et enfin « Pj?s » destiné aux ghettos américains.

Au niveau rythmique, on est convié à un voyage musical des plus magiques à l?écoute de titres comme « Peace God » très asiatique, plus soul avec « Two wrongs » (feat. Claudette Ortiz) ou encore «Masquerade » (Feat. M.O.P, Bumpy Knuckles et Miri) et son beat new-yorkais bien lourd De plus, il remet au goût du jour des morceaux comme « Knockin? on heaven?s door » de Bob Dylan ou encore le fameux « What?s new pussycat » (feat. Tom Jones) de Burt Bacharach. Wyclef Jean n’hésite pas à continuer à nous inonder de guitare, cela sans oublier son âme soul et ses influences reggae.

Imprégné de son histoire et de ses convictions cet opus est complètement différent des deux précédents, cela autant par le concept que par le style. A la production, l?on retrouve Jerry « Wonder Duplessis » mais aussi Renel Duplessis, Jessica Harley, Farel Jean et Samuel Jean, tous réunis pour un album vraiment époustouflant, tant par ses rythmes envoûtants que par le flow déroutant de Wycelf. Guitariste de talent sorti major de sa promotion de jazz, ce fils de prêcheur fait un retour en force avec Masquerade qui rassemble toutes les facettes de cet artiste aux multiples talents.