Le duo du sud londonien reprend la formule de ses précedents opus en invitant un certain nombre de rappeurs anglais et américains à poser sur leurs productions. On retrouve Mass Influence d’Atlanta à deux reprises et l’éminence grise des Demigodz, Apathy pose ses rimes arrogantes de battler confirmé sur  »Trife-a-saurus », premier maxi plutôt reussi tiré de l’album. On écoute avec surprise sur deux morceaux, Chill Rob G, vétéran connu pour sa participation au tubesque  »I got the power » de Snap au début des années 90, malgré ses deux albums signés sur le mythique label Wild Pitch. Là où leur album sorti en 1999 offrait à Juice Aleem, Mass Influence ou Yeshua Da Poed des beats ingénieux mélant jazz, funk et hiphop, on se retrouve avec  »In the red » face à un univers musical trop bien réglé, presque impersonnel, et les morceaux s’enchaînent sans fantaisie dans un ronron sympathique mais lassant. L’intensité sombre de » No regrets » du mc de Brooklyn Dell Wells sortira l’auditeur d’un silence embarrassé tandis que la douceur apaisante de  »2 tha left » avec Mass Influence et le  »My verse 1st » de Si-Philli et Life aka Phi Life Cipher