Comment ne pas résister à des morceaux comme « Jenifa (Taught Me) » produit par Prince Paul, ou au mythique « Buddy » extrait de l?album « 3 Feet High and Rising » (1989), ici dans sa version Natives Tongues. Ce remix, déjà disponible dans le coffret indispensable de Tommy Boy, réunit rien de moins que The Jungle Brothers, Monie Love, Queen Latifah et Q-Tip. Toujours dans la catégories des morceaux originaux, on a droit au « Stakes is High » de l?album éponyme (1996 sur Tommy Boy), produit par un Jay Dee alors peu connu et très en forme, une petit bombe qui sent bon l?asphalte New Yorkais.

On passera sur l?original version de « Ooh », efficace sans doute mais dont on ne comprend pas trop sa place ici, la version dirty de « Baby Phat » et surtout le ridicule french radio edit de « Simply »?qui n?a jamais du être diffusé sur les ondes française( c?est peut être pour cela d?ailleurs qu?il est inédit).

Passons du coté des remix, dont la majorité semble plus à des coups de maisons de disques, qu?à une volonté artistique du groupe de donner un nouveau relief à des tubes en puissance. Passons sur la relecture indienne des surestimés Badmarsh & Shri ( c?était la mode il y a deux ans), sur le big beat remix ou quelque chose du genre du « Magic Number » , genre de morceau qui ne nécessite aucun remix. Le remix du « Say No Go » est lui un peu plus intéressant, avec une longue plage instrumentale bien agréable. Par contre on sautille de joie de retrouver le remix de Cj Mackintosh du tubesque et inamovible « Ring, Ring, Ring » (1991), la version la plus connue de ce morceau qui collera à jamais aux Stan Smith de ces 3 New Yorkais.

On a droit aussi à 2 remix house, la version du New Yorkais David Morales de « A Roller Skating Jam Names Saturdays », un remix un peu vieillot, comme un bon nombre de production house de ces années là, mais qui conserve un caractère bien sympathique. Mieux en tout cas que la version d? « All Good » de Ugo Castelluci et Serge Sanz. Pourquoi n?a t?on pas plutôt demandé aux Masters At Work, plus apte à (re)faire de Chaka Khan la diva funk qu?elle fut dans les années 80 ?. On aurait aimé entendre l?agréable remix 2 Step d?un des maître en la matière, l?anglais MJ Cole.

Au final, « The Works » donne une compilation assez anecdotique, véritable projet de maison de disque, avec aucune autre volonté que de gagner les dollars perdus sur le projet pharaonique qu?est la trilogie Art Official Intelligence. Un projet qui devrait se clore d?ici la fin de l?année et qui on espère nous ferra oublier cette compilation relativement inutile.