UNE CÉRÉMONIE MARQUÉE PAR LA DISPARITION DU BASKETTEUR KOBE BRYANT QUELQUES HEURES AVANT.

 

 

UNE CÉRÉMONIE HOMMAGE A DEUX HÉROS DE LOS ANGELES.

 

Ironie du sort, c’était au Staples Center, stade des Los Angeles Lakers, pour qui Black Mamba a joué pendant 20 saisons, que se déroulait la 62ème cérémonie des Grammy Awards. Stade où il revenait souvent voir les matchs en compagnie de sa fille Gianna, également décédée dans l’accident d’hélicoptère avec 7 autres personnes. C’est donc avec émotion que plusieurs performeurs de la soirée ont rendu hommage à la légende du basket américain qui avait beaucoup d’amis parmi les artistes. Et on sait que son aura allait beaucoup plus loin, tant il a marqué son sport autant qu’il a œuvré pour les plus démunis. Beaucoup s’accordent à dire qu’il est la deuxième disparition marquante de l’année pour la communauté noire (précisément à Los Angeles) après Nipsey Hussle en mars dernier.

Nipsey Hussle qui était d’ailleurs nommé à titre posthume et à qui il a été décerné le prix de la « Meilleure Performance » pour « Racks in the Middle ». Plus tard dans la soirée, ce sont Meek Mill, DJ Khaled, John Legend, Roddy Ricch, Kirk Franklin, et YG qui lui ont rendu hommage sur scène. Rappelons tout de même que Hussle avait déjà remporté de son vivant l’award du « Meilleur Album Rap » l’année dernière.

 

 

 

TYLER THE CREATOR : UNE RÉCOMPENSE DE « NÈGRE ».

 

Reparti avec le prix du « Meilleur Album Rap » pour son « Igor », Tyler The Creator a critiqué l’appellation de cette catégorie « rap » ou « musique urbaine » qui est pour lui très réductrice, même s’il est tout de même flatté que l’industrie de la musique ait plébiscité son travail. En répondant à une interview de Rolling Stones, le rappeur ne comprend toujours pas pourquoi les artistes « qui lui ressemblent », ne sont pas catégorisés dans les catégories reines comme tout le monde, à savoir le « Meilleur album de l’année » tout court. Pour lui, ces termes sont « des formules politiquement correctes pour dire le mot « nègre ». » Un point de vue que nous partageons depuis des années au niveau de nos Victoires de la Musique qui ont décidé de bannir cette catégorie cette année.

 

 

 

ANGÉLIQUE KIDJO ENCENSE BURNA BOY

Et que dire de la catégorie « Musique du Monde » où l’on trouvait à la fois Angélique Kidjo, la grande gagnante pour la 4ème fois de sa carrière, et Burna Boy que la chanteuse béninoise a encensé et remercié pour tout ce qu’il fait pour l’Afrique. On aimerait effectivement que cette classification ne soit plus stigmatisante mais on reste très contents pour la chanteuse.

 

 

 

IL NE FAUDRAIT PAS OUBLIER ANDERSON .PAAK…

Qui a tout de même raflé les prix du « Meilleur album R&B » pour « Ventura » et la « Meilleure Performance R&B » pour « Come Home » avec Andre 3000. Le chanteur engrange donc son 3ème et 4ème trophée depuis 2016, ce qui n’est pas à négliger même si les projecteurs étaient portés ailleurs hier soir.

 

 

 

LE PHÉNOMÈNE LIL NAS X RÉCOMPENSÉ.

Lil Nas X a été probablement le perdant de ces Grammy puisqu’il n’est reparti qu’avec le prix du « Meilleur clip » pour l’inévitable « Old Town Road » qui avait cassé Internet en 2019. Perdant puisqu’il avait été nommé 6 fois. Peu importe après tout car ce jeune homme avait déjà tout gagner en reconnaissance. Nous avions adoré quand il avait fait son coming-out il y a quelques mois et encore plus adoré son passage dans les allées des Grammys en tenue de cow-boy rose.

 

 

 

Voilà ce que l’on retiendra de cet événement à diffusion mondiale. Bien-sur, on n’occultera pas la grande gagnante de la soirée qui est Billie Eilish mais cela ne nous intéresse pas trop.