On peut reprocher plein de choses aux fans des icônes de la musique, de leur hystérie à leur obsession parfois dangereuse. Quand Michael Jackson est mort en 2009, on a eu droit à des hommages un peu dingues et des scènes de désespoirs un peu ridicules.

Mais quand cette dévotion peut soulever des lièvres, c’est une autre histoire. Quand l’album posthume « Michael » est sorti en 2010, une certaine Vera Serova n’avait pas reconnu la voix de son idole sur 3 morceaux : « Monster », « Breaking News » et « Keep Your Head Up ». Persuadée d’avoir raison, elle avait décidé d’intenter un procès en 2014 à Sony et surtout aux frères Cascio : Eddie le producteur de Jackson et son frère patron de Angelikson, la société de production.  James Porte, l’auteur des chansons, figurait aussi dans la liste des accusés. Celui qui aurait interprété et donc imiter le « King of Pop » serait Jason Malachi, le Eric Bamy (la doublure officielle de Johnny Hallyday) outre-atlantique.

Serova ne s’était pas reposée que sur sa passion pour le chanteur mais avait étayé sa plainte avec un rapport signé par un expert et avait mis en avant l’incapacité de Sony de prouver l’authenticité des œuvres. Et ce 21 août, la maison de disques a enfin reconnu qu’elle n’avait pas les preuves de la provenance des morceaux, suite à une enquête interne. Déclaration tactique de la part de major qui renvoi la responsabilité aux frères Cascio.

Un feuilleton qui continue et qui n’est pas prêt de s’arrêter. Il y a quand même un business de 250 millions de dollars en jeu puisqu’un deal avait été signé pour la sortie d’une dizaine d’albums posthumes (« Michael » s’est vendu à 5 millions d’exemplaires jusque-là). De son coté, la famille Jackson avait émis quelques réserves au départ mais elle a aussi des billets à récupérer dans l’histoire, donc…

 

 

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