Peu de temps après le « This Is America » de Childish Gambino (qui allait faire ensuite face à des accusations de plagiat), le rappeur et acteur Falz avait eu la bonne idée d’adapter le tube à la sauce nigériane (à l’instar de I-NZ pour l’Iraq). Fils d’un activiste des droits civils, le morceau et surtout le clip de Gambino tombait à pic pour l’artiste qui en avait profité pour fustiger la corruption, la violence, la pauvreté et les exactions de Boko Haram (les lycéennes de Chabok) dans son pays.

Si en occident, il y a un semblant de liberté d’expression, il en va différemment dans des pays d’Afrique. Récemment, une station de radio a reçu une amende de la part du CSA local pour des paroles considérées impropres à la diffusion. Le clip a quand même fait à date plus de 13 millions de vues avec une forte visibilité à l’extérieur. Ce qui ne doit pas arranger le gouvernement du président Muhammadu Buhari qui avait fait de la corruption une de ses promesses électorales et qui vise surtout sa réélection en 2019.

Falz a saisi son avocat pour contre – attaquer. La réaction du gouvernement ne peut qu’appuyer ses textes.

 

 

 

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