Plus d’un an après son premier passage en France au Batofar, Dillon Cooper revient pour trois dates dans l’hexagone, dont celle de Paris à la Maroquinerie. Le jeune rappeur de Brooklyn a désormais 24 ans et continue son ascension dans la grosse pomme et au delà. Dans une salle plus grande que la première fois, le 23 janvier sera l’occasion pour vous de voir sur scène un véritable petit prodige qui adopte une démarche complète de la musique avec une énergie communicante.

Et si vous vous posez encore la question, laissez – nous vous expliquer pourquoi vous devriez aller le voir…

 

5 BONNES RAISONS D’ALLER VOIR DILLON COOPER A LA MAROQUINERIE

 

1. IL EST ALLÉ A BONNE ÉCOLE

C’est le cas de le dire. Né dans le quartier de Crown Heights à Brooklyn, Cooper a fait ses classes au sein du Berklee College Of Music à Boston, véritable institution en matière d’école de musique. Là bas, on y apprend toutes les aspects de la musique et depuis quelques années, le business et le management. Si on vous fait la liste des cadors d’aujourd’hui qui sont issus de cet établissement, vous comprendrez aisément que Dillon Cooper a toutes les armes pour aller loin. Aller, on se lance quand même : Quincy Jones, Keith Jarrett, Chaka Khan, Roy Hargrove, Mulatu Astatke, Miles Davis (non diplômé), Jacques Schwarz-Bart, Anna Kova et bien d’autres…

 

2. IL EST SURDOUÉ

A l’âge de 8 ans, il apprend à jouer de la guitare tout seul, impressionné par Jimi Hendrix jouant à Woodstock. Avant cela, le gamin savait déjà jouer du piano. En 2011, Mass Appeal l’avait sélectionné parmi les jeunes talents prometteurs et l’avait invité à jouer de la guitare dans le célèbre shop Rudy’s Music. La journée s’était tellement bien passée que le kid a fini par jouer sur la guitare originale de Hendrix dont le prix est estimé à plus de 300 000 dollars. Un rêve pour lui, une adoubement pour Rudy, le boss de la boutique.

 

5 BONNES RAISONS D’ALLER VOIR DILLON COOPER A LA MAROQUINERIE

 

3. SES INFLUENCES SONT MULTIPLES

Autodidacte surdoué, Cooper est un vrai enfant de son quartier à Brooklyn. Mais il ne s’est jamais enfermé dans les clichés du hood ou du rap de manière générale. En tant que musicien, il va puiser ses inspirations des légendes de la guitare que sont Hendrix (on l’a dit), Eric Clapton et John Mayer. Du coup, ce n’est pas biaisé de dire qu’il est le genre d’artistes qui construit des ponts entre le rock et le hip hop, entre la musique « blanche » et la musique « noire ». Sans partir en croisade, il avait déclaré lors d’une interview donnée à Tracks que « qu’il adorerait qu’un type du coin noir et fauché de Brooklyn vienne me voir et me dise : j’ai téléchargé l’album de « Cream » mec, pas le « C.R.E.A.M. » du Wu Tang, celui de Clapton … Le jour où ça arrivera, j’aurai fait mon boulot ». Word.

L’intégralité de l’interview est à visionner sur la chaine Youtube de Tracks.

 

4. IL A PLUSIEURS CORDES A SON ARC

Pianiste, guitariste, rappeur, le jeune Dillon se passionne aussi pour les rollers, sport extrême prisé par les jeunes au même titre que le skate. Dans le clip de « Shadows », il nous fait d’ailleurs quelques figures sympathiques. En dehors de cela, il aspire à être un acteur qui pourrait apparaitre bientôt dans quelques films indés. C’est dire que le jeune homme a de la suite dans les idées et qu’il aimerait emboité le pas des Common, Ice Cube ou encore LL Cool J. Pour l’instant, on se contente très bien de sa musique.

 

 

5. SON RAP DÉFONCE

A New-York, Dillon Cooper s’impose au sein de cette nouvelle génération qui est aussi représentée par des gars comme Flatbush Zombies ou Clear Soul Forces. A l’instar de ces derniers, il est fortement influencé par le son 90s et les codes qui vont avec. D’ailleurs,, on le voit revêtir des fringues de cette période dans le clip de « State Elevation ». Être influencé par les golden years, rien de bien exceptionnel mais encore faut-il bien le faire. Rappelons que lorsque les grands albums (de la east-coast) sont sortis, le gamin n’était pas encore né. Il aurait pu ainsi prendre comme principale référence les années 2000 mais non.

Si on devait jouer ce jeu de références à la con justement, on pourrait dire qu’il nous fait penser tantôt à Talib Kweli, tantôt à Shyheim, tantôt à Lords Of The Underground, tantôt à Mobb Deep dans l’instrumentation. Bien qu’il sait s’adapter à tous les beats, des vieux comme nous aiment l’idée qu’un mec de la génération Z comme lui, ait aussi bien digéré et retranscrit l’esprit des 90s avec les yeux vers l’horizon bien évidemment.

Il colle tellement bien à cette époque qu’il s’est vu invité sur quelques dates de De La Soul et aussi sur l’entière tournée Américaine des 20 ans de « Only Built 4 Cuban Linx » de Raekwon et Ghostface Killah. On pose ça là.

 

 

Alors rendez-vous à la Maroquinerie ? Toutes les infos du concert dans notre agenda.

 

 

Share This