LION BABE EN INFOGRAPHIE

Ok Jillian Hervey et Lucas Goodman aka Lion Babe sont « branchés ». Avec un look définitivement new-yorkais composé de cuir façon perfecto, de fourrures, de lunettes de soleil rondes et de petits chapeaux.
D’ailleurs, Jillian, la chanteuse, n’hésite pas à faire un parallèle avec le Velvet Underground quelques fois. Mais on n’est pas là pour parler chiffons puisque c’est à leur musique qu’on s’intéresse avant tout. 3 ans après les débuts et un EP, tout le monde attend avec impatience le premier album qui devrait sortir cette année. En attendant, décryptons Lion Babe en quelques chiffres.

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26 et 27 : Les âges respectifs de Jillian Hervey et de Lucas Goodman. Jillian Hervey n’est autre que la fille de Vanessa Williams, chanteuse de soul classieuse et mannequin en début de carrière et actrice – productrice depuis. Mais la petite Jillian trace vite sa route dans la danse professionnelle. Sa voix, elle ne la découvrira que bien plus tard, en croisant la route de Lucas (on en parle un peu plus bas).

11 : L’âge auquel Lucas touche à sa première guitare. Il est aussi né à New-York d’un père américain et d’une mère thaïlandaise. Il se consacre donc dès sa plus jeune enfance à la musique et désosse la musique organique de Lee Scratch Perry. Plus tard, il s’intéresse au travail des beatmakers J Dilla et Flying Lotus ainsi qu’à la production de Timbaland. Le travail aux machines s’impose à son arrivée à la FAC où il ne peut pas vraiment joué d’un instrument bruyant dans sa chambre d’étudiant. Très vite, l’ordinateur, le casque, le sampler et le clavier maitre deviennent ses outils de prédilection. Un peu plus tard, il décroche un job chez Truth & Soul et tombe au fond d’une pièce sur le vinyle du « At the Hotel 1974″ d’Eunice Collins qui lui servira de base pour « Treat Me Like Fire ».

2012 : L’année de la rencontre. Ou plus précisément des retrouvailles. Le duo s’était déjà croisé au Lycée pour se retrouver quelques années plus tard grâce à des amis communs. Jillian aimait bien la musique de Lucas et lui avait demandé de produire la bande sonore de l’une de ses pièces de danse sur le thème de la jungle. C’est en écoutant l’instru de « Treat Me Like Fire » qu’elle s’est amusée à fredonner, se laissant porter par l’émotion et la spontanéité. Jusque là, elle n’avait pas réellement conscience de sa voix confie t’elle. Mais la magie opère tout de suite et l’idée de collaboration nait. Une idée que la néo-chanteuse accueille avec sérieux puisque sa carrière de danseuse avait subit un revers avec une blessure au poignet la veille de la première de son premier spectacle professionnel. Le destin ? Du coté de Lucas, sa vision de la production change aussitôt. Il passe d’un travail « d’autiste » à une collaboration avec comme interrogation permanente « quel beat va t’il désormais créer pour Jill ? ».

2013 : Cette année là on repère le titre « Treat Me Like Fire », balancé par le duo sur la toile d’une manière presque désinvolte mais aussitôt relayé par le circuit des DJs anglais. Evidement, le timbre de voix de la nana nous renvoi rapidement à celui d’Erikah Badu (ouais, une fois de plus). Mais là, c’est différent (ouais, une fois de plus). La prod est léchée et sans ajouts inutiles. La voix se pose tranquillement et nous donne chaud immédiatement.

18 : C’est le nombre de mois passés en studio après le succès de « Treat Me Like Fire ». C’est Amanda Ghost, directrice de Epic, qui les branche avec Pharrell Williams. L’aura de « Skateboard P » sur les jeunes artistes est comparable à celle d’un sensei sur ses disciples. Au delà de la production, Jillian et Lucas retiendront que leur mentor a su leur inculquer l’importance de se fixer des objectifs, quels qu’ils soient, et la valeur d’une identité propre. Identité déjà recherchée lorsqu’ils avaient choisi le nom du groupe, un mélange entre le signe astrologique de Lucas et la crinière de Jillian. Une sorte de 1 + 1 = 1 qui à l’image de Blondie, trouve sa vitrine derrière la plastique de la chanteuse. Mais l’unicité était déjà bien prononcée.

2014 : La sortie du premier EP éponyme. Trois nouveaux morceaux viennent compléter la jeune discographie du duo. Une sortie plutôt anecdotique tant on attend avec impatience l’album. On retient néanmoins que les 4 titres sont sortis sous licence UK. Les anglais ayant été les premiers à relayer massivement le premier tube sur de grands médias. A l’époque les DJs anglais n’avaient pas hésité à jouer le track en radio. Un process plus compliqué aux Etats-Unis.

700K : c’est le nombre de vues à ce jour du clip de « Jump Hi » qui bénéficie du premier featuring de Lion Babe en la personne du rappeur Childish Gambino aka Donald Glover. C’est en 2013 qu’ils se rencontrent lors du festival SXSW (South By Southwest) et c’est le MC qui a pris l’initiative de leur proposer une collaboration. Alors que « Treat Me Like Fire » est la toute première réalisation du duo, il semblerait que « Jump Hi », dont le sample vient du « Mr Bojangles » de Nina Simone, soit le tube de référence pour le grand public.

248 : c’est le nombre de secondes durant lesquelles on peu admirer la plastique de Jillian Hervey dans une nouvelle version de la vidéo de « Treat Me Like Fire ». Notoriété oblige, force est de constater que Lion Babe et leur management aient voulu donner une nouvelle identité visuelle au morceau. Et ce n’est pas plus mal. Il est indéniable que de voir la chanteuse dansant au ralenti (on aperçoit quelques secondes Lucas Goodman) est plus esthétique que de la voir faire la lionne dans des tenues de Jane de La Jungle… Bref, on y voit là une reprise marketing habile et passée presque inaperçue de l’image du groupe.

2015 : Résolument leur année avec un premier album en préparation. Outre Pharell Williams, Jeff Bhasker, Andrew Wyatt et Dave Sitek de TV On The Stereo feraient partie de l’aventure. On attend cela avec grande impatience. Coté concert, sachez qu’ils seront sur scène en Angleterre dès le 4 février. On s’attend à un passage en France. Patience.

 

article écrit par : WREKERROEF.