Entre enigma krautrock, ligne de basse retro-techno et italo-disco, le duo Subway, déjà auteur de quelques maxis chez Soul Jazz, présente son deuxième LP. Lorsque Moroder rencontre Cluster et la kosmisch musik, dans son intégralité

Michael Kirkman et Alan James se sont frayés un chemin, en un album et quelques singles, au sein de la rétroactivité cosmique de la musique 70s, oscillant entre l’Allemagne, l’Europe pre-disco et la culture club en développement aux Etats-Unis.

Le résultat de plusieurs années d’expériences basées dans l’east London est ce deuxième album du duo, intitulé Subway II. La musique est grandiloquente, aérienne voire spatiale. On sent un conglomérat d’influences s’entrechoquer en permanence tout au long de l’écoute de 9 titres qui disent à quel point il est possible de tisser des ponts galactiques entre la musique de Micheal Rother, Dieter Moebius, Faust et celles des patriarches pre-techno made in Detroit.

Psyché et souvent titillée de space-funk, Subway II est un hommage en 2009 (même dans le nom du LP et certains de ces titres, clin d’œil à Ash-Ra Temple, Faust, Harmonia ou La Dusseldorf) au krautrock allemand et à ce qu’auraient pu devenir les Cosmic Couriers s’ils avaient franchis l’Atlantique, vol retour, laissant Timothy Leary sur le pavé pour rejoindre Juan Atkins et Jeff Mills en culottes courtes.

A se procurer d’urgence, le disque sort chez Soul Jazz Records ce 22 juin.

Subway chez Soul Jazz Records