Mort de Lux Interior, patron psychobilly

Lux Interior, leader du mytique groupe The Cramps vient de mourir à 62 ans. Prémices punk, pourfendeurs du CBGB, les Cramps mêlaient rockabilly, punk et thématiques white-trash psychées-garage : le psychobilly était né.

De son vrai nom Eric Lee Purkhiser, Lux Interior, frontman des mythiques Cramps vient de disparaître, problèmes cardiaques de rigueur. Fondateur d’un groupe ayant connus pas mal de bouleversements au sein de son line up, il restera, avec sa femme Poison Ivy (guitariste du groupe), la figure emblématique du psychobilly, création brute mêlant garage, surf-rock, blues-trash et kit de batterie minimal. Attachés à des thématiques particulières, reflétées au sein de l’esthétique véhiculée par le groupe, les Cramps ont fait figure de relai pre-punk, évoluant dans leur propre sphère au fil des ans. Du Freaks de Tod Browning, des films d’horreur de la Hammer, en passant par le kitch fifties et trash US, les Cramps ont pu créer 20 ans de psycho-glam musical, et, au passage, des dizaines de rejetons, cousins et influencés inconscients ou non (The Fuzztones, The White Stripes, Jon Spencer, The Black Lips…)

Bien que squattant un temps le CBGB dans leur fief new-yorkais, les Cramps non pas eu d’attaches fortes à la scène émergente qui remplissait les lieux à l’époque, des Ramones au Dictators en passant par Richard Hell, Television ou Blondie. Les Cramps étaient un peu trop décalés, disons, et c’est ce qui créera la légende, celle d’un groupe sans basse, minimal-rock tout en fuzz, passé du hard-core et futur des indés-surfers des sixties.

RIP.