Deerhoof, combat avant-rock

Déconstructions pop-noise, et rythmiques tout en contretemps, la musique de Deerhoof ne cesse de susciter et exciter les passions à travers le monde. Quand Fugazi rencontre Pierre Henry, Sonic Youth et Ornette Coleman… Et un huitième album en octobre.

Fondé par Greg Saunier il y a près de 15 ans déjà, le quatuor de San Francisco, qui n’en a toujours pas grand chose à faire des normes musicales de l’époque, livre ce 7 octobre un huitième album répondant au doux nom de Offend Maggie.

Déconstructions pop-noise, et rythmiques tout en contretemps, la musique de Deerhoof ne cesse de susciter et exciter les passions à travers le monde, tant l’alchimie issue des élucubrations de Satomi Matsuzaki (chant) et des vrombissements décalés du duo Saunier / Dieterich (clavier) rentre dans le lard et fait voler en éclâts nombreux préjugés. Tout en puisant, ici particulièrement, dans des sonorités lointaines, faisant rencontrer, pour exemple, bluegrass et mélopées d’influences africaines.

 
Pas étonnant d’ailleurs que le groupe ait dernièrement joué en première partie de Radiohead, Flaming Lips ou Sonic Youth