Ce qui est certain c’est que Le duo New-Yorkais de Lion Babe sait nous faire bouillir d’impatience. Une attente à vrai dire insoutenable de ce premier album qui est prévu cet année. Une attente que Jillian Hervey et Lucas Goodman savent très bien combler avec une présence de tous les instants depuis la sortie de leur premier tube « Treat Me Like Fire » en 2013 (voir notre infographie pour se remémorer leur parcours). En effet, pas une semaine ne se passe sans voir arriver de la part du duo des singles, des clips, des remixes (par eux et par les autres), un EP éponyme début 2014, des shooting photos à n’en plus finir (allez faire un tour sur leur compte Instagram), des concours d’artworks et bien sûr des passages sur scène remarqués comme à Paris pour le festival Afropunk en juin.

Et plus l’échéance approche et plus on sent la chaleur monter d’un cran. Le clip tout neuf du single « Impossible » et la collaboration « Hourglass » avec Disclosure (sur le nouvel album « Caracal » du duo anglais) en sont la preuve.

C’est avec un grand plaisir que nous avons rencontré le duo avant la sortie de cet album que nous attendons tous.

 

L’INTERVIEW

Vous venez de révéler le clip de « Impossible », votre dernier morceau en date. Fera t-il partie de l’album ?

Jillian Hervey : Peut être (rires). C’est un single qui vient de sortir. Il figurera sûrement dans l’album. On n’a pas encore décidé.

Les titres de l’album de sont pas encore choisis ?

Lucas Goodman : Non pas tous mais la plupart oui. A vrai dire, on n’arrête pas de composer et on a du mal à fixer les titres qui composeront l’album final. Des nouveaux morceaux viennent constamment compléter notre répertoire et on a du mal à faire un choix définitif. Il nous arrive même d’aimer un titre après l’avoir joué sur scène et vouloir le rajouter à la playlist alors que ce n’était pas prévu.

JH : On veut vraiment choisir les bons titres, les plus pertinents. C’est quand même notre premier album et on ne veut pas se précipiter.

« L’album devrait sortir à la fin de l’année mais on ne promet rien (rires) ! »

Vous savez qu’on devient fous à l’attente de ce premier album. Quand sortira t-il ?

JH : Il devrait sortir à la fin de l’année, au mois de novembre ou décembre. Mais on ne promet rien (rires). Nous sommes conscients que nous faisons « attendre » nos fans mais entre temps, nous ne restons pas inactifs pour autant puisque nous avons sorti plusieurs singles, des EPs, des remixes et des vidéos. On leur demande d’être encore un peu patients, ça arrive !

Du coup, vos premiers tubes comme « Treat Me Like Fire » ou « Jump Hi » datent maintenant. Aucune chance de les voir apparaitre sur l’album ?

LG : C’est vrai qu’ils datent un peu, surtout « Treat Me Like Fire » qui est notre premier single. Pourtant, on n’exclue pas de les mettre dans cet album. Encore une fois, on ne sait pas encore. S’ils correspondent à l’univers du disque, nous les rajouterons sans hésiter.

JH : Et puis on en a fait d’autres des « tubes » depuis non ? (rires).

Concernant l’album vous avez collaboré avec Pharrell. Pas mal comme débuts non ?

LG : C’est clair. Quand on a commencé à faire de la musique ensemble et à sortir nos premiers morceaux, on n’imaginait pas que des artistes comme Pharrell collaboreraient avec nous un jour. Et puis il y en a eu d’autres depuis. C’est fou. Au delà de la « crédibilité » que cela nous a apporté, on a beaucoup appris au contact des ces professionnels.

« Pharrell nous a poussé à nous poser les vraies questions. Qu’est-ce que nous allions faire de cette chance qui s’offrait à nous ? »

Justement, que vous a t-il appris Pharrell ?

LG : Je n’ai pas utilisé le terme de « professionnel » au hasard. Jusque là, nous faisions de la musique sérieusement mais Pharrell nous a poussé à nous poser les vraies questions : quels étaient nos vrais objectifs ? Comment allions-nous planifier tout ce que nous voulions faire ? Comment comptions-nous transformer cette notoriété grandissante ? Qu’est ce que nous allions faire de cette chance qui s’offrait à nous ? Des questions que nous ne nous étions pas forcément posé et dont les réponses ont changé notre vision des choses.

JH : Pour ma part, Pharrell m’a aidé à prendre conscience de la puissance de ma voix. Il m’a poussé à aller plus loin que je ne l’avais imaginé en sortant de ma zone de confort.

Et pourtant Jillian, tu es la fille de la chanteuse Vanessa Williams. Un beau pédigrée.

JH : Oui mais je suis danseuse professionnelle à la base. Quand j’ai rencontré Lucas, je chantais déjà et Lion Babe m’avait déjà permis de monter d’un cran dans le chant.

Pour revenir à Pharrell, vous avez donc passé un an en studio avec lui ?

LG : Non pas du tout. On a juste passé 2 jours ensemble pour travailler sur « Wonder Woman ». Par contre, entre la préparation, l’enregistrement et les arrangements, cela a en effet pris du temps mais notre travail avec Pharrell n’a duré que quelques jours et cela a été très enrichissant pour nous.

Et depuis, il n’y a pas eu que lui. D’autres producteurs sont venus vous prêter main forte.

LG : Oui on a eu le plaisir de collaborer avec différents producteurs comme Andrew Wyatt, qui a travaillé pour Mark Ronson et Flume ; Jeff Bahsker qui a composé pour Jay Z et Kanie West ; ou encore Joel Compass. Tous sont de grands professionnels de la musique qui nous ont apporté beaucoup.

Une vraie équipe de « all stars » autour de vous sans compter les remixes réalisés par DJ Premier, Billon, Zbias ou NVOY.

LG : Il est vrai que le monde des producteurs et des djs fait un peu partie de notre ADN. C’est en tout cas pour ma part quelque chose d’important en tant que beatmaker moi même. D’ailleurs la plupart des invités sur l’album sont des producteurs, plus que des featurings par exemple.

« Les horizons musicaux des producteurs et des remixeurs sont représentatifs de nos propres influences. »

La plupart des remixes (qui ont fait l’objet d’EPs) ont été réalisés par des producteurs anglais des scènes electro. Une raison particulière à cela ?

JH : On est assez proche de la culture underground anglaise au niveau de la musique. On connait très bien Londres et on y connait pas mal de gens. Pour les EPs de remixes, il est vrai que c’est une pratique qui se fait beaucoup là bas. Notre label a aussi insufflé l’idée en nous proposant les remixes de tous ces artistes dont on aime le travail. Les horizons musicaux des producteurs et des remixeurs sont finalement très représentatifs de nos propres influences.

Ce qui nous amène à parler de votre collaboration avec Disclosure.

JH : C’est une collaboration incroyable avec Guy et Howard. On est très honorés que notre morceau ait servi au teasing de leur nouvel album. J’ai eu l’occasion de chanter avec eux sur scène devant des milliers de personnes. J’ai aussi adoré ma photo avec le masque de Disclosure sur une affiche géante. Après le show, on a rencontré des artistes qu’on aime comme Sam Smith. C’était vraiment incroyable !

LION BABE : DERNIERE LIGNE DROITE

Votre année incroyable continue d’une fort belle façon. Merci pour cette interview et vivement l’album !

JH : Patience ! (rires)

LG : Merci pour l’interview.

 

– Le single « Impossible » est disponible sur iTunes
– L’EP des remixes de « Wonder Woman » est disponible sur iTunes
– Toutes l’actus de Lion Babe sur leur site

LION BABE : DERNIERE LIGNE DROITE

 

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