D’abord détenteur de trente-trois pour cent et quelques des Troublemakers avant d’en posséder la moitié puis de tout liquider, Dj Oil revient avec un nouvel album solo à la genèse insolite. De l’électro, de l’afro, de la b.o., du hip hop, du trip hop, du sampling maquillé et du live maîtrisé, Phantom réunit en vingt-quatre titres une foultitudes d’influences et de styles. Entre un taxi et un clope, le DJ oléagineux lève un peu le drap de son revenant…

 

L’INTERVIEW

 

Il parait qu’au départ, Phantom traînait sur la toile..

Exact ! En fait, il s’agissait de morceaux que j’avais enregistrés en live entre 2012 et 2014 et que je n’avais jamais réécouté depuis. Je les avais mis sur mon soundcloud et, très vite, BBE m’a contacté pour les sortir. Donc, de mon côté je les très vite viré de Soundcloud ! Un mois après, je suis allé à Londres les rencontrer et on signait le contrat. J’avais mis 24 morceaux en ligne, ils en ont sélectionnés 12. Tels quels, on a juste refait un mastering.

Phantom a voyagé un peu partout dans le monde, avait-il ses papiers en règle ?

A chaque fois il avait toutes les autorisations, les visas etc… Même pour les samples : il y en a mais très peu. Les samples majeurs utilisés sont tous clearés, les autres ont finalement disparu parce que je les ai réinterprétés avec des sons que j’ai fait moi-même.

Phantom s’est aussi enivré dans des transes…
J’ai passé 4 ans en Afrique à faire des résidences dans 35 pays avec mon ordinateur. A chaque fois, je travaillais avec des musiciens locaux, on faisait 7 ou 8 morceaux originaux et des concerts chaque semaine. Ca m’a permis de beaucoup apprendre, notamment au niveau du rythme, mais aussi de la composition en direct sur scène avec des musiciens que je ne connaissais pas et qui ne se connaissaient pas entre eux. C’est vrai que parfois on se mettait en transe, mais aucun des morceaux enregistrés en Afrique n’est dans l’album.

Phantom a donc pris les substances illicites locales ?

Oui, surtout que c’est une période où je fumais pas mal ! J’ai arrêté depuis, mais bien sûr : alcool local et herbes folles régionales !

Phantom a aussi beaucoup traîné dans les salles obscures, avait-il une carte de ciné illimitée ?

J’ai un abonnement à vie dans certains ciné et surtout, une grosse collection de dvd.

En réécoutant les morceaux, trouves tu que Phantom se soit bonifié avec l’âge ?

Bonifié, je ne sais pas parce que j’ai enregistré une centaine de morceaux mais, les 24 que j’ai choisi, je les trouvais imprimables sur cd.

Quelle huile utilises Dj Oil pour bien lubrifier son groove ?

De l’huile d’olive évidemment !

 

 

DJ OIL : PHANTOM OF THE LAPTOP

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