Tribeqa est un groupe français atypique qui, après une tourné de plusieurs dizaines de dates à travers l’Europe, nous est revenu le 14 avril 2010 avec un nouvel album, Qolors (via Underdog Records), et tout un univers musical et culturel sans horizons limitatifs. A cette occasion, nous avons rencontré Josselin Quentin, son leader, pour une interview qui s’est tenue à la Maroquinerie, sous les premiers rayons de Soleil dont cette source de vie nous a honorés, comme un hommage rendu en retour à leur musique… ensoleillée.

Groupe | QOLORS - 14 avril 2010 !!! | Tribeqa 

LES PRESENTATIONS

 
Bonjour Joss, pour ceux qui ne vous connaitraient pas encore, peux-tu vous présenter ?
Joss : Bonjour. Le groupe s’appelle Tribeqa, avec Benji [ndlr : Benjamin Bouton, qu’on retrouve derrière Dajla] à la batterie, Djo aux platines, qui a remplacé DJ Greem, accaparé par Hocus Pocus, Jeff [ndrl : Jean-François Vincendeau] à la baby bass, une sorte de contrebasse électrique, Etienne Arnoux Moreau à la guitare acoustique et moi [Josselin Quentin] au balafon chromatique, qui est un double balafon (une sorte de xylophone africain…)
 
Ce balafon fait d’ailleurs l’originalité du groupe et de vos compositions. Peux-tu me rappeler l’histoire du balafon et ta propre histoire avec cet instrument ?
Joss : C’est d’abord du à mon parcours. J’ai un parcours de percussionniste : le xylophone et puis le vibraphone. C’est un instrument qu’on joue à quatre baguettes en jazz. Et puis j’ai rencontré, il y a quinze ans, Harouna Dembele qui était le chef batteur des Yelemba. On a sympathisé puis, un jour, je lui ai demandé si on pouvait faire un vibraphone-balafon. Alors, il a donné ça à son constructeur et ainsi, il m’a fait un balafon chromatique, une sorte de création qui n’existait pas beaucoup à l’époque et qui, maintenant, commence à se développer un petit peu dans le côté africain, notamment sur Paris, avec des batuka. Par contre, je suis le seul à jouer à quatre baguettes, c’est-à-dire à la méthode européenne, façon vibraphone, quoi. Je venais de recevoir mon balafon, c’était la fin du Karré MagiK, le groupe de hip-hop où je faisais du vibraphone, et j’ai décidé de monter un groupe en partie instrumental : Tribeqa… Voilà pour l’histoire. Après, on est parti sur les compositions, qui ont toutes été faites autour de cet instrument, de sa couleur propre.
 
Et, comment se répartissent les rôles au sein du groupe, au stade de la création ?
Joss : J’amène toutes les idées. Ensuite, on les joue en répétition… Donc forcément, le guitariste, par exemple, quand il prend mon idée, il la joue un peu à sa façon ; sachant qu’il faut qu’il y ait quelqu’un à la fin décide pour garder une cohérence dans la musique, surtout dans un groupe avec du métissage comme ça. Donc je joue ce rôle là ! Tout le monde me fait confiance pour prendre les bonnes décisions, en tout cas musicalement.
 
Vu ton lead et puisque tu es le seul représentant du groupe à l’instant, profitons-en pour nous rappeler ton parcours propre… Je crois que tu es professeur au Conservatoire ?

Joss : Oui. En fait, j’ai un parcours de percussionniste : la batterie, d’abord, quand j’avais 9-10 ans, et le xylophone l’année d’après. Après, c’était parti pour un parcours de percussions classiques, jusqu’au prix classique. Et après, du coup, je me suis orienté vers le jazz. Je faisais de la batterie funk, jazz et tout. Puis je me suis rendu compte que les claviers improvisés c’est ce qui me faisait tripper et puis c’est ce qui me correspondait le plus. J’avais plus de choses à dire sur cet instrument. Et donc, je suis vraiment parti sur le vibraphone jazz, l’improvisation, la composition, tout l’aspect harmonique. J’en avais besoin en fait. Le côté rythmique ne me suffisait pas. Il faut lier l’harmonie aux rythmes pour moi. J’ai toujours aimé créer, en musique ou même en théâtre. J’ai rencontré à une période des compagnies, on a monté des spectacles, je faisais la musique, mais c’était accessoire. Je trouvais que c’était important de tout mettre en scène, de créer une histoire un peu conceptuelle. J’aime bien aussi l’idée de concept, tout comme les Puppetmastaz [ndlr : présents sur l’album en la personne de Blake Worrell]. Je trouve que leur concept, c’est une grosse tuerie : des marionnettes qui font du hip-hop ! Tu peux y faire passer tout ce que tu veux, c’est universel quoi. Tout comme les Stomp aussi, ou Royal Deluxe, ils ont à chaque fois des concepts. Et j’aime les concepts novateurs, c’est ce qui me fait réellement vibrer.
 
LE TRIBAL HIP-HOP INSTRUMENTAL
 
Alors, la question que je me pose est de savoir sur quels critères tu te bases pour décider de la musique Tribeqa. Est-ce que tu pars d’un thème ou d’une atmosphère que tu veux développer instrumentalement ou bien d’un son que tu décides de travailler parce qu’il sonne bien à ton oreille, ou peut-être encore autre chose ?
Joss : c’est plutôt à l’intuition. Il faut que ça nous plaise, que ça colle au concept. Par exemple, chaque composition a un titre provisoire mais qui détermine ce que l’on ressent dans le morceau, à son stade de l’évolution… après, il évolue en fonction les répétitions et des nouvelles idées, et on va peut-être lui trouver un autre titre… jusqu’à avoir parfois un featuring tel que Wamian [ndlr : Kaid], qui va apporter une couleur nous amenant à changer le nom du morceau. Ça, c’est pour  « Vaudoo »… Par exemple, Kadi [ndlr : Coulibaly] utilise dans son texte le titre du morceau, « Diana Mogo », qui veut dire mon chéri… Ou « Qartoon », ça partait un peu dans tous les sens, ce qui nous a fait penser à un petit côté dessin animé… Ou encore « Ceremony » : il y avait une boucle de percussions que j’avais récupérée lors d’une cérémonie tamoul à la Réunion, qui m’avait bien plus, et donc j’ai basé le titre là-dessus. C’est aussi parti d’une autre cérémonie, au Gabon : une cérémonie Bwiti, qui est une autre partie de ce morceau. « Tribu », pour le côté tribal rassembleur de la fin de l’album…
 
Et votre nom, Tribeqa, vous l’avez choisi comment ? Justement sur le radical « tribe » ?
Joss : En fait, TriBeCa, avec un « C », est un quartier de New York, situé sur l’île de Manhattan, dont le nom est en fait mot-valise venant de Triangle Below Canal Street, à côté de Greenwich Village, Chinatown et Soho. Et puis le nom Tribeqa nous rappelait à la fois les consonances, américaines mais en même temps un nom qui pourrait être africain… On est même venu à la fin d’un concert nous dire que c’était un nom marocain. Et le fait que ce soit un nom un peu inclassable, comme notre musique, ça nous plait bien.
 
D’ailleurs, les difficultés de classement du groupe et de sa musique ont du représenter des problèmes pour parler du projet… Comment vous présentez-vous ?
Joss : On définit notre musique comme du tribal hip-hop instrumental. Une appellation qui retranscrit bien la couleur très caractéristique de TRIBEQA, basée sur les différents instruments… C’est ce qui fait la couleur réelle : le balafon chromatique et la guitare acoustique donnent une sonorité particulière. Pour le reste, c’est très hip-hop mais on nous a dit, souvent, après les concerts qu’on dirait une tribu en train de taper. C’est vrai que sur le premier album, on avait une version assez jazz, parce que, avec Magic Malik et tout, on était dans l’approche et finalement, plus ça a avancé, plus on jouait les morceaux et plus le set a gagné en puissance et en énergie. Et ça fait qu’on a voulu faire ce deuxième album dans cette couleur là : plus puissante, développée sur les arrangements et sur l’énergie.  (Pause) Et puis, groupe instrumental, d’accord, parce que pour nous c’est la base mais on aime travailler la voix de façon différente, c’est-à-dire qu’on aime plutôt faire une proposition différente de ce que tout le monde fait : plutôt que d’avoir un chanteur devant, un chanteur-lead, déjà, on aime bien que le public s’attache aux instruments, qu’il prenne vraiment le temps d’écouter les instruments, qu’ils aient une autre approche de la musique. Mais aussi, dans la voix, c’est pareil, c’est-à-dire qu’on est cinq chanteurs qui à un moment font des refrains, appuient des mots, ensemble, toujours en rapport au rythme, quoi, vraiment de façon très rythmique. Après, ça se développe aussi en prenant un son, tel que Maceo Parker, par exemple, l’a fait avec « Shake everything you’ve got » : On prend un mot qui devient un son avec lequel on peut jouer rythmiquement. Et on peut doubler les basses, on peut faire plein de choses avec les voix : des bruitages, des sons, des ambiances…
 
Sur le premier album, on avait une version assez jazz, parce que, avec Magic Malik et tout, on était dans l’approche et finalement, plus ça a avancé, plus on jouait les morceaux et plus le set a gagné en puissance et en énergie. Et ça fait qu’on a voulu faire ce deuxième album dans cette couleur là : plus puissante, développée sur les arrangements et sur l’énergie.
 
Donc un côté expérimental, comme base d’exploration musicale…
Joss : Voilà. D’où les canettes de bière sur « Diana Mogo » ou, par exemple, dans « Groove Band », je tape sur un pupitre en métal et un couvercle de casserole… à la Stomp un peu, se servir de différents sons industriels ou, de préférence, des sons acoustiques à la base… mis à part tous les samples que Djo ramène aussi. Voilà.
 
UN LIVE DETONNANT

VIP #2 | Tribeqa 


Et comment vas-tu faire pour le reproduire sur scène ?
Joss : Djo va faire comme on faisait sur le premier set. Par exemple sur « Rose », il re-scratche la trompette de Geoffroy Tamisier, il refait un solo à partir des instruments, tel qu’il faisait avec la flûte de Magic Malik…
 
Comme faisaient les Hocus Pocus avant la section « cuivres »
Joss : C’est intéressant parce que Djo a une approche où les platines sont réellement des instruments : il peut reprendre une voix en live, il peut reprendre un instrument, des sons, des samples hip-hop, il peut faire tout ce qu’il veut et du coup, c’est comme si on avait deux cents artistes sur scène…
 
Et même les casseroles, justement, tu vas les presser ?
Joss : Il y a peut-être des chances en tout cas que moi, je ramène des casseroles sur scène et que je tape dessus, ouais… actuellement, on prépare un show, den cherchant à alterner, amener des ambiances, raconter une histoire et du coup d’avoir des moments puissants, instrumentalement, et puis des moments où c’est plus des effets, où les voix sont développées et où il y a des sons qui viennent, un peu spé… Ouais, on voudrait partir là-dedans.
 
Intéressant, ce côté performance scénique, surtout que pour vous avoir vu à plusieurs reprises, vous avez acquis une certaine aisance sur scène qui pourrait vous le permettre.
Joss : c’est ce qu’on va faire. Là, on va commencer à délirer un peu plus : moi, je vais me faire un petit stand de percu., on va se faire des quatre-quatre, des solos, des duos, balafon-guitare, même un solo de platines tout seul un moment dans le show… On est en train de réfléchir à tout ça et on va le faire pour bientôt, comme en plus on a le temps, jusqu’à septembre, ça va tabasser, on aura tout ça.
 
Parce que votre tournée commence vraiment à la rentrée ?
Joss : Voilà, notre tournée commence vraiment en septembre. Là, on a quelques dates, de façon à nous rôder, jusqu’à août, et ensuite, vraiment ça part : tournée du deuxième album, on va faire le tour de la France. On a eu un petit peu de retard en promo et, du coup, ça a tout décalé. Mais ce n’est pas plus mal, parce que ça nous laisse le temps de bien bosser le truc. On est un peu perfectionnistes, et on aime bien que ce soit nickel !
 
Et jusque-là, quel a été l’un de vos plus beaux souvenirs en live ?
Joss : C’était La Maroquinerie. En fait, en jouant à Paris, souvent, c’était des ambiances incroyables. A La Maroquinerie, on finissait un morceau, les gens applaudissaient tellement qu’on ne pouvait pas attaquer celui d’après, ça, c’était un grand moment. Et il y en a eu plein, comme Canal 91, en première partie de Bumcello : on a rencontré Cyril Atef et Vincent Segal, on a fini en buff avec eux, donc c’était vraiment hyper fort. Evidemment, le concert au « K », à la Réunion, ça c’était magnifique : quatre-cent personnes survoltées et nous, on envoyait comme jamais. Dans l’Europe de l’Est, on a fait Croatie-Slovénie-Autiche-République Tchèque. Je ne me souviens plus lequel c’était des ambiances de fou… Le Festival Radio France, à Montpellier, l’été dernier, Les Transmusicales, Les Printemps de Bourges,… je ne peux pas en choisir un, avec toute la tournée qu’on a eu : Europe de l’Est, Italie, Suisse, à la Réunion,… et puis en France, un peu partout : plein de bons moments. Bien kiffant !
 
Donc, le live et l’expérience du premier album ont influencé votre nouveau projet… à commencer par les liens entre les membres du groupe.
Joss : Que ce soit la tournée ou même le deuxième album, Qolors, qui arrive là, ça a motivé l’équipe à 200% pour aller tous dans la même direction. C’est tout l’enjeu du deuxième album : le deuxième album doit confirmer tout ce que le groupe fait de façon à ne pas perdre finalement son éthique par rapport à tout ce qu’il a fait dans le premier album. Et tous les fans du premier album, du coup, il faut qu’ils se retrouvent dedans. Donc, on ne peut pas prendre une autre direction complètement et puis, nous, ce n’était pas du tout notre souhait. On était complètement d’accord avec le fait d’affirmer son son, sa couleur, son énergie, tout ça… On est parti là-dedans et apparemment, ça fonctionne plutôt bien par rapport à ceux qui connaissaient avant, et pour ceux qui découvrent aussi. Voilà, ça va peut-être les amener à écouter le premier album. …
 
Mais, justement, tout à l’heure, tu me disais que tu amenais les idées. Ils ne sont pas, du coup, plus « force de proposition » ?
Joss : Je pense que dans l’évolution, il y a une chance qu’ils aient une part de plus en plus importante dans les décisions, quand on se sera tous vraiment mis d’accord sur la direction artistique.
 
LE NOUVEL ALBUM : « QOLORS »
 
 


En tout cas, pour cet album, ça ne semble pas avoir été encore le cas. D’ailleurs, j’ai même l’impression qu’il y a moins de featurings sur ce nouvel album que sur le précédent…
Joss : Oui. C’était un désir du groupe, sur le deuxième album, d’affirmer Tribeqa et le son de groupe. On voulait développer des artistes qui ne sont pas forcément connus mais qui sont plein de talents. On a eu de bons retours sur le premier, on a rencontré une belle équipe : Max [ndlr : Maxime Peron], Underdog Records, à JB [Jean-Baptiste Borel], La Toupie, qui nous a vraiment soutenus pour tout l’aspect promotionnel / tournée. Et puis on était soutenu par Magic Malik : du coup, on a des beaux articles dans Jazz Mag et tout ça. Là, sur le second album, apparemment, il y a un engouement encore plus prononcé, donc on est super content que ça puisse fonctionner comme ça… Après, sur le troisième album, on verra bien, mais là c’était vraiment une volonté d’affirmer la couleur Tribeqa. C’est pour ça que le baobab est plus gros que sur le premier, qu’on a gardé le même baobab, pour garder la même cohérence et de façon plus affirmée : chaque couleur, chaque arrangement, la musique est plus rentre-dedans, toutes les compositions ont été plus réfléchies. Finalement, c’est l’album, pas forcément de la maturité, mais en tout cas de l’évolution.
 
Comment ces featurings se sont réalisés, au passage ? 
Joss : J’ai rencontré Wamian & Kadi au Burkina Faso. On venait de finir les prises et les enregistrements et du coup je les ai enregistrés là-bas. Black Worrell, on l’a rencontré en première partie des Puppetmastaz, avant qu’ils s’arrêtent. On a eu un bon feeling, on a bien discuté avec lui le soir. Donc, on lui a dit « tiens ! On a un petit morceau », hop, il a kiffé le morceau, il a dit : « il faut absolument que je pose un truc là-dessus » et nous a posé les textes juste avant de prendre l’avion puis il nous a envoyé ça. Ça a donné « Sands of Time » C’était une belle rencontre.
 
Et puisque tu parlais de la pochette, tout à l’heure, qui l’a faite ?
Joss : le baobab, le logo, c’est Fafa [ndlr : Boljac] et Benji [ndlr : le batteur] fait le reste du graphisme.
 
Y a-t-il un sens particulier au choix graphique ? Le baobab, utilisé comme logo, montre la continuité mais ces couleurs plus vives, violet-rose, comme un titre s’intitule « Rose » justement et comme tu as souvent employé le terme de « couleur » musicale, je me dis qu’il doit y avoir une signification particulière?
Joss : (hésitation) Oui, des titres comme « Amali », qui s’est transformé en « Touriste » avec Hocus d’ailleurs, ou « Sun » ou la fin de « Jekyll » ou le thème de « Ceremony », ce sont des thèmes presque romantique … nous, on aime bien appeler ça la « nostalgie positive », c’est-à-dire quelque chose où il y a de l’espoir. On aime quand ce n’est pas de la tristesse désespérée. En tout cas, c’est ça que j’aime quoi. Et le côté Rose, il y a ça dedans, c’est l’amour quoi, plein de sentiments forts, affectueux, qu’on aime bien. Finalement, il y a une dualité dans Tribeqa : la puissance énergétique du tribal romantique, quasiment.
 
Et de quoi un tribal romantique nourrit-il son esprit? Qu’est-ce que tu écoutes en ce moment ?
Joss : Bah [ndlr : comme si cela était une évidence], l’album [chroniqué] d’Hocus Pocus [en interview]. Voilà le dernier truc que j’ai écouté. Et je les ai vus en live, ça déchire, donc… euh… Je pense qu’ils ont gardé les bonnes recettes d’Hocus Pocus, ils font ça bien et, du coup, ils ne peuvent pas se planter avec un album comme ça. Et puis, Speech Debelle aussi ! Ça j’aime bien, j’ai trouvé ça chant-mé…
 
… Et cinématographiquement ?
Joss : Alors… euh… j’ai cité Il était une fois en Amérique… enfin, tous les « il était une fois… » de toute façon, comme Il était une fois le Bronx, pour moi, c’est des grands films. Maintenant, j’aime bien les films d’action qui font réfléchir… C’est pareil, les films conceptuels, pas contemporains, mais dans l’idée, comme Cube, à une époque, j’ai trouvé ça vraiment terrible. Qu’est-ce qu’il y a d’autre ? Volte-Face, des thrillers, avec une idée derrière… Ah ouais, Memento !
 
… Et toi, tu sentirais proche de quel univers de réalisateur pour coller à ta musique ?
Joss : (hésitation) Ta question est très intéressante. Là, aucun nom précis ne me vient en tête mais ça mérite réflexion. Et je t’y répondrai lors de notre prochaine interview.
 
Deal ! Un dernier mot ?
Joss : Oui, pour tous les publics qui ont envie d’écouter une musique un peu différente, de découvrir une musique qui fait voyager, n’hésitez pas à venir voir le groupe Tribeqa en live et puis d’écouter les albums… et puis voilà : d’être un peu curieux dans la vie.