Basé à Londres, Turntable radio est le premier show « musique/platines », après les défuntes Transmissions.

Qui est Turntable radio ?

Laurent: Turntable radio est Mr Trick et moi-même. Il y a des gens en plus qui sont et qui ont été impliqués au fil des années, comme 2tall, Sparky T et d’ autres. Mais en gros c’ est juste nous deux. Quant à l’ idée, je pense que Trick peut te donner le glorieux historique.

Trick: Turntable radio est arrivé quand un ami à moi, qui faisait un show sur Resonance FM ici à Londres, m’ a demandé si je voulais faire un show spécial sur la musique aux platines. Ca m’ a fait réfléchir, et j’ ai proposé de faire un show régulier qui couvre toute cette discipline. J’ ai fait un show d’ essai. Je l’ ai proposé à Resonance et ils l’ ont aimé. Après ça, j’ ai décidé que ce serait bien de mettre aussi le show en ligne (turntableradio.com), parce que je savais que le turntablism était une discipline avec un public très important en ligne. A partir de là, ça a grossi et grossi.

Vous êtes aussi proches de 2tall, comment voyez-vous son travail ?

Laurent: Je pense que le travail de 2tall, au vu de la scène scratch, est une autre vision de ce qui peut être fait avec des platines musicalement parlant. Comme n’ importe quel autre artiste dans le monde qui décide de s’ exprimer musicalement avec des platines. J’ ai vraiment aimé son lp pour plusieurs raisons, et ce qui est marrant est que je ne pense pas qu’ elles soient dues aux scratchs. J’ ai aimé la musique, et c’ est le signe d’ un bon album. Et je pense que ça s’ applique à la plupart des sorties scratchées que les gens aiment sur la board. Le scratch est un autre outil de production et il peut être utilisé de manière voyante, ou plus subtile comme 2tall, et obtenir des résultats similaires.

Trick : Vu que je tiens Needlework, mes sentiments vis à vis du travail de 2tall sont évidents. Je pense personnellement, que tout en étant un scratch musicien hautement doué, c’ est un producteur énormément talentueux capable de couvrir tout style musical avec une sorte d’ aisance qui me rend jaloux. J’ ai vu ses skills croître des premiers jours: des trucs comme le Rise EP jusqu’ à son nouvel album, "Through the gates", et franchement je me sens fier de ce type, et très heureux d’ avoir sorti ce que je considère, comme un grand album avec "Shifting tides". Personnellement je doute que 2tall apprécie qu’ on discute de sa musique en terme de scratch scène, parce qu’ il voit tout son travail juste comme de la musique. Peu importe s’ il fait un morceau avec des éléments scratchés, ou s’ il balance un remix de tueur de Madlib: c’ est juste de la musique pour lui, et c’ est pour ça que j’ ai tendance à voir de la même façon. Quant à Needlework, il était là depuis le début et j’ espère qu’ il sera avec nous aussi longtemps que le label vivra. en ce qui concerne le label, les choses ont l’ air de s’ améliorer après une année 2005 difficile, où on a eu de nombreux problèmes de distribution et d’ argent. C’ est derrière nous, et on regarde devant pour sortir des grands albums, comme ceux de Dday one, Waxfactor, 2tall et Mat Young. Plutôt que de vous ennuyer avec toute ma promo de merde, allez juste visiter le site needlework.com, si vous êtes intéressés, tout est là dedans.

Ne pensez vous pas qu’ il y a assez peu de matière pour faire un show régulier dans ce domaine ?

Laurent: Je pense que c’ est vrai mais après, comme tout dans la vie, tout dépend de comment tu choisis de le regarder. Pour avoir présenté le show depuis environ deux ans, je sais personnellement qu’ il y a des fois ou j’ ai trouvé ça dur de faire un show de 1h30, mais après d’ un autre côté je pense que ça m’ a forcé à digger plus profondément, regarder plus loin, et en fait à élargir un peu l’ horizon. De manière à ce que j’ arrive à un point ou je suis sûr qu il y a un lien avec le turntablism, que la platine est utilisée d’ une manière ou d’ une autre pour faire de la musique mais j’ essaie de ne pas limiter ce qui peut être joué; de rester dans les limites du concept du show sans les laisser te contraindre. Je pense aussi qu’ il y a une putain de tonne de trucs qui sont sortis ces 20 dernières années que les gens ne réalisent pas. Que ce soit officiellement ou non. De temps en temps, je tombe sur un track ou un album que je ne connaissais pas et je suis sur le cul. Et c’ est aussi ce que j’ aimais chez TTR quand j’ étais auditeur, découvrir de la musique avec ce scratch que je kiffe. Et j’ essaie personnellement de les transmettre aux auditeurs. Plus récemment on y a eu de la musique incroyable, qui montre qu’ il y a définitivement une place pour un show comme TTR. Pour ce qui est de comment on se procure les trucs, c est un mélange de gens qui nous les envoient, de digging un peu partout, de collection personnelle etc. Je pense que tu peux appeler ça des archives soniques: ça nous donne l’ air importants!.

Trick: Je suis d’ accord sur le fait qu’ il n’ y a pas assez de scratch music à proprement parlé. Laurent y pense dur maintenant et il fait juste un show en un mois. Pendant environ deux ans j’ ai dû faire 90 minutes de show par semaine. Pour avoir de la musique, j ai travaillé dur pour me connecter avec des gens et être sûr que les gens savent comment proposer leurs trucs et que tous les apports soient, si pas nécessairement joués, au moins pris en considération. Mais comme Laurent l’ a souligné, le manque de musique a été un bon moteur pour creuser plus profondément et mettre en lumiere des artistes slept on, et aussi pour avoir des guests: on a fait faire un ou deux shows aux gars d’ Hiphop slam, Noisy stylus a aussi présenté ainsi que Truesicians. Donc c’ est cool d’ avoir pu faire ces trucs, mais pour être franc ça n’ aurait probablement pas eu lieu si on n’ avait pas été à court de musique à diffuser.

Turntable radio c’ est du scratch mais aussi des mix-tapes (Spinbad, Bullet proof scratch hamsterz..).

Laurent: Ouais Trick comment es tu arrivé à contourner tous ces droits d’ auteur?

Trick: Tout venait du manque de musique, si je faisais une spéciale mix, tu savais que j’ avais eu une semaine musicalement aride ah ah. Maintenant je pense que toute la culture mixtape était un peu ignorée parce que les gens ont certainement regardé cette discipline comme de la "musique" qui demandait donc des "tracks", et pas des mixes. Donc, le but des spéciales "mix" était simplement de mettre en lumiere ces pièces de l’ histoire des platines, dans l’ espoir d’
éduquer les gens un peu plus. Un truc comme la mixtape space travelling 101 était incroyable en même temps: c’ était moins une mixtape qu’ un live avec des drum machines, des effets et des platines. Là on parle au passé avant que des gens comme Gunkhole ne fassent ce type de truc. Ils ne sont pas au même niveau mais néanmoins le fait est que ça a été fait, et que beaucoup de gens ont dormi dessus.

En tant que radio, votre opinion sur le rapport des médias au scratch ?

Laurent: Cette question est un peu à double tranchant. Beaucoup de médias ont prostitué le scratch sans rien donner en retour, beaucoup de compagnies ont fait ça aussi, des compagnies d’ équipement. De l ‘autre côté, il y a une multitude de médias, dans le monde, principalement sur internet, qui supportent, donc il y a un equilibre je pense.
Dans un sens, je suis d’ accord avec Jazzy Jeff qui dit que toute promotion est une bonne promotion, même inexacte ou exploitatrice, et de l’ autre j aimerais qu’ il y ait plus de gens qui fassent vraiment leur boulot, avant de nous rabattre les oreilles avec le scratch ou de chercher à l exploiter. Personnellement on se donne pour faire notre taff sur les quelques dernières années, on co-écrit une colonne mensuelle sur le turntablism et le scratch qui a été publiée dans le magazine anglais Undercover, depuis un an et demi et chaque numéro est publié en Espagne dans le magazine Serie b. Je tiens le site spinscience (www.spinscience.org.uk), qui se penche plus sur les artistes, l’ histoire, des news, des articles etc et de plus en plus lu l’ année dernière. Récemment on a fait un article sur la scène scratch et dj japonaise, qu’ on a suivie avec bientôt un podcast special. Et après bien sûr le show radio, et le site, ont joué leur rôle depuis le début en faisant passer le mot sur la scène et cette musique. Comme 2tall l’ a dit une fois, TTR est une plateforme pour n’ importe qui voulant promotionner sa musique. On ne se fait pas d argent avec, notre but a toujours été de faire du feedback et exposer les gens. Et il y a beaucoup plus de gens dans le monde qui font leur truc, mais ça reste étranger au mainstream la plupart du temps.

Trick: C’ est vraiment une question complexe. Dans un sens, les médias ne font quasiment rien pour supporter le turntablism sous toutes ses formes, à moins qu’ on parle de Gap qui donne une fortune à un dj pour sa nouvelle ligne de vêtement ou autre, ce que je considère plus comme de l’ exploitation que du support (mais je suis d’ accord pour dire que toute voie est bonne pour aider à populariser le statut de dj). Mais de l’ autre côté, le tablism est une discipline tristement insulaire qui s’ est presque ghettoïsée du reste du monde, et qui a de ce fait posé ses propres limites. Personnellement je pense que le turntablism comme discipline artistique sera accepté seulement quand les gens en parleront à leur propre niveau. Ca m’ a vraiment intéressé d’ entendre les expériences de Coco b(eware) avec son jazz band, parce que les gens acceptaient son travail et le voyaient comme un nouveau truc à prendre en compte. Pour moi c’ est là où on verra le turntablism commencer le crossover et seulement après, on verra son acceptation dans les médias.

Et votre opinion sur les blablas sur les freestyles d’ Enfoe ?

Laurent: Je pense que ça ne peut pas être grave vu qu’ on est régulièrement en contact et qu’ il a envoyé des trucs pour le show et dit qu’ il était fan. Il apparaîtra aussi sur la prochaine compilation si tout va bien.

Trick: Jésuuus, j’ ai des flashbacks de Nicks me menaçant de procès, si jamais je jouais sa musique.

Un show FM sur les djs est plus probable en Angleterre qu’ autre part en Europe. Y’ a-t-il d’ autres pays que vous retenez dans ce domaine de la musique?

Laurent: Londres a bien servi pour faire du show ce qu’ il est depuis que je suis sur le siège de présentateur. Non pas que ça ne pourrait pas se faire ailleurs, je suis sûr que ça pourrait se faire dans la west coast us par exemple. Mais Londres est vraiment la capitale des djs en Europe, de la culture dj, et tellement de gens y viennent chaque mois que c’ est plus facile de se connecter avec, faire des interviews et établir un contact. Après la majorité se fait sur internet, la connection avec les artistes, la musique qu’ on reçoit etc. Personnellement, je crois fermement en une culture dj mondiale depuis 20 ans, de toutes sortes de musiques. Le scratch et le turntablism: c’ est une partie de la culture dj, c’ est aussi une culture en soi maintenant, et enfin c’ est juste un autre moyen de faire de la musique, en transcendant les cultures et les scènes. Différentes personnes choisissent de regarder ça de manières différentes.

Trick: Tout en ayant apporté énormément au turntablism Internet a aussi amené un degré d’ homogénéisation, les tracks américains, italiens, allemands, français, russes ou de n’ importe où, commençant à sonner pareil. Je trouve ça dommage de ce côté, parce que ça montre une perte d’ identité pour chaque pays. C’ est pour ça que le track "From here to there" de Birdy nam nam me fait délirer, parce qu’ il sonne vraiment français pour moi! Il y avait quelque chose dans le son qui n’ aurait pas pu venir d’ autre part, et je trouvais ça fantastique. Je ne sais pas pour les autres, mais j’ aime le fait que la musique de pays différents sonne différent. C’ est comme ça que ça devrait être, c’ est ce qui rend les choses intéressantes. Quant aux pays sur lesquels on devrait garder un oeil, pour être franc, je ne surveille pas les pays mais les artistes. Le son de quelques Japonais que j’ entends est très intéressant, juste parce qu’ ils puisent dans d’ autres cultures musicales et styles, et les incorporent dans leur travail. J’ ai vraiment aimé le travail de C-mon & Kypski aussi, parce qu’ ils étaient l’ un des rares groupes à faire un album aux platines jouable en club, ce qui voyons les choses en face, n’ est pas le cas de beaucoup de musique scratchée. En fait, quiconque faisant une musique qui vibre, neuve, et décente, accroche mon oreille. Les wannabes D-styles, arrêtez de le suivre et faîtes votre truc.

C’ est vrai qu’en France le scratch et le dj-ing n’ ont pas vraiment été intégrés, contrairement au Royaume uni.

Laurent: Eh bien pour faire simple, je dirais que la principale différence entre le Royaume uni et la France en terme de culture dj et scratch est simple: le Royaume uni a une histoire de la culture dj et la France n’ en a pas.
Et je pense que ça vaut aussi pour les pays comme l’ Allemagne et les Etats-unis, qui ont plus une culture dj. Beaucoup de pays latins comme la France, l’ Italie et l’ Espagne non. Ce qui veut dire que la plupart des djs, scratcheurs etc vivent et se sont faits un nom par eux-mêmes à une petite échelle pendant des années. Maintenant les choses ont changé, en particulier depuis le changement de siècle. Mais il y a toujours le sentiment que le dj-ing n’ est pas une discipline artistique en soi, c’ est pas vraiment considéré comme de la musique dans des pays comme la France. A moins que tu sois juste un dj de club ou de mariage.
Concernant les raisons pour lesquelles le dj-ing n’ a pas été reconnu en France, je pense que c’ est en partie à cause de ce que j’ ai dit, le fait que culturellement ça n’ a jamais été reconnu par la société dans son ensemble, de la manière dont ça l’ a été dans des pays comme le Royaume uni. Je pense que c’ est vraiment un truc culturel, le Royaume uni et les Etats-unis par exemple ont vraiment été des pionniers de la culture dj de plein de façons. Les Etats-unis par le hiphop, et ensuite le scratch, et le Royaume-uni à travers les raves et la culture dance, et aussi le hiphop et le scratch. Maintenant il y avait des djs et des scratcheurs en France depuis longtemps, comme Cut killer ou Deenasty etc. Mais c’ est vrai qu’ à l’ échelle du pays, ça a toujours été plus underground, et ça ne s’ est jamais pleinement diffusé jusqu’ à plus tard. Et même quand ça a commencé à se diffuser, les Français dans leur ensemble n’ ont jamais semblé prendre ça au sérieux, alors que les Anglais l’ ont fait. C’ est beaucoup plus commun de voir un dj jouer des disques dans un bar au Royaume uni et personne n’ ira cogiter là-dessus, qu’ en France ou en Italie. Et ça veut pas dire que le Royaume uni reconnaît plus le scratch qu’ en France, tu ne te feras pas beaucoup d’ argent juste en faisant ça, etc, mais les médias et la société ont tendance à accepter quelqu’ un qui scratche, qui est dj, plus facilement que dans d’ autres pays comme la France.
Parler à des gars comme Kodh, Netik et Troubl ces dernières années qui semblent penser pareil renforce mon opinion. Ils voient ça comme un truc culturel. Mais ça ne veut pas dire que ça ne peut pas changer. Je pense que des gens comme eux, comme C2C, comme BNN, travaillent tous, volontairement ou non, pour changer ça. Ils normalisent le dj comme une part du paysage musical en France. Que les gens l’ acceptent ou pas, c’ est une toute autre histoire, je pense (ça aiderait si beaucoup d’ eux arrêtaient d’ être aussi Français ah ah). Le truc qui est marrant aussi est que beaucoup de djs français sont reconnus et côtés partout dans le monde, sauf en France!

Des djs français et anglais que vous retenez ?

Laurent: Pour moi avant que je vienne ici, c’ était surtout des gens comme Coldcut et des gars du label (ou qui gravitaient autour) Ninja tune. Je ne connaissais pas trop les djs anglais comme Supreme ou Pogo avant que je déménage ici. Depuis que je suis là, je dirais Scratch perverts et ensuite ceux que j’ ai mentionnés avant, 2tall, Woody, Square One et Mista Ed, ainsi que toute la nouvelle génération. Il y a des talents de dingue au Royaume uni.
Ayant grandi en France, tout le crew Double H a été une grosse inspiration et influence. Cut killer, Pone, Crazy b, LBR etc. Aussi des gars comme Poska, Goldfingers, leurs tapes étaient dingues! Après je suis un grand fan de la nouvelle génération de djs français, Kodh, Nétik, Troubl, C2C etc.. Quelques un de ces gars sont parmi les meilleurs mondiaux, et ils ont fait de la musique intéressante ces années. Comme Kodh et Audiomicid par exemple. Pour BNN, j’ ai beaucoup apprécié l’ album. J’ ai aimé "Too much skunk tonight" la première fois que je l’ ai entendu, mais je n’ étais pas sûr quant à l’ album entier. Quand Need m’ a passé une copie au DMC l’ année dernière, je dois admettre que je l’ ai fait tourner en boucle. Ils sont sérieusement doués et je pense que les shows que j’ ai entendus montrent qu’ ils ont beaucoup plus à offrir. Et "From here to there" est je pense l’ un des anthems Turntable radio.

Trick: Il reste facilement dans mon top 5 des morceaux aux platines jamais faits, sans nul doute, pour les raisons que j’ ai exposées plus tôt. En fait quand je présentais le show, les djs et crews français accrochaient mon oreille, sur le plan de la musique et des battles. De ce fait, j’ écoute toujours les tracks de BNN en priorité. Dans tous les aspects – musique et battles – les Français étaient tellement intéressants pour moi, pour les raisons que j’ ai exposées avant, quant à leur son. C’ était pas qu’ ils sonnaient français, ils sonnaient comme personne. Pfel par exemple délivre toujours des sets battle de folie, qui semblent avoir plus de soul que quiconque à côté. Ca a toujours été un bonheur de le voir en battle.
Au Royaume uni, je dirais que Woody est un gars dont l’ innovation et la créativité m’ ont toujours coupé le souffle, et encore aujourd’ hui. Muzzel est un autre gars dont j’ ai toujours aimé le travail. Depuis la première fois où il est apparu comme un inconnu à une de nos soirées Needlework, on savait tous qu’ il était destiné à aller loin. Evidemment 2tall en est un autre, et Square One reste quelqu’ un dont les cuts m’ ont toujours mis sur le cul. Maintenant si je devais choisir un dj qui demeure une inspiration pour tous les autres djs UK que je connais, ce serait Woody.

Vous venez d’obtenir une licence sur San francisco…

Laurent: Ouais je vais laisser Trick l’expliquer, vu qu’ il a réglé ça, mais les lecteurs américains pourront entendre Turntable radio, ainsi que Rythm incursions sur la radio KULT à San Francisco qui diffusera les shows sur la FM et le web.

Trick:  En gros les gens de KULT m’ ont approché pour une licence de Rythm Incursions. Donc, pendant la discussion, je leur ai proposé (hey ça avait un sens ils étaient sur la Bay), et ils étaient down.

Vous écoutez quoi sinon ?

Laurent: C’ est très varié.. Ces derniers mois, surtout des trucs comme Kode 9, Loefah et Digital Myztiks, qui a été étiqueté dubstep, une sorte de garage hybride d’ où vient le grime. Ca peut être super impressionnant. J’ écoute aussi des tonnes de dub et de reggae aussi, "Blackboard jungle" de The Upsetter et des trucs comme ça. Du hiphop britannique et américain, toutes les sorties Needlework, les shows Rhythm Incursions. L’ album de Third sight, des mix-tapes japonaises avec des tas de truc fou dedans. L’ album de Gym Class Heroes "The papercut chronicles", est en boucle dans mon lecteur cd à la maison depuis un moment. Quelques morceaux de l’ album de Kano aussi, ça m’ a pris environ un an pour l’ écouter.

Trick: Quand ce ne sont pas les trucs que je couvre sur Rythm incursions, qu’ on pourrait décrire comme le point de chute entre hiphop, électronica, dub, glitch, dubstep et Dieu sait quoi encore, c’ est ce que je joue dans mon autre show, Black friday, qui couvre en fait le genre de metal underground de Earth, Sunn 0))), Melvins et d’ autres. Quiconque me connaissant sait que mes goûts sont larges. La seule chose que je ne pourrais jamais jouer chez moi est R Kelly. Lui et James Blunt qui parlent seulement aux femmes fraîchement trompées par leurs mecs. Si jamais je surprenais la mienne à écouter ça, je la tromperais moi aussi.

Quelques shouts ?

Laurent: Needlework (2tall, Waxfactor, Monk-A), Trick, Resonance FM, tous les artistes connectés à TTR, EB, Serie B.

Trick: Laurent, 2tall, Waxfactor, Monk-A, Laurent, oui lui encore, Siya, Tim, Darren, Eclectic breaks, Skiz de Wordsound, The Bug, Mat Young, Mike Paradinas et tous les gens qui m’ ont inspiré pendant l’ aventure.

Propos recueillis, retranscrits et traduits par Vibes Eater pour 90bpm.com