King Of New York détroné ou indétrônable, la venue de Nas en Europe était très attendue tout comme ses morceaux d’Illmatic en live. Rencontre avec cet artiste à l’occasion de son concert à L’Ancienne Belgique de Bruxelles.

Alors
Nas, tu es un artiste qui a beaucoup évolué ces
dernières années, certains disent dans le mauvais
sens. Qu’est-ce qui a changé dans ton approche musicale
?

Tu vois, au début quand j’ai commencé à
rapper, ou plutôt que j’allais sortir "Illmatic"
, Il y avait tellement de bons rappeurs dans le circuit, j’ai
sans cesse dû travailler et m’ imposer parmi tous ces rappeurs
pour que les gens apprennent à me connaître. A cette
époque, il fallait être meilleur que les autres.
Maintenant, j’ai plusieurs albums à mon actif j’ai gagné
le respect de nouveaux auditeurs, et je suis obligé de
rester au top, tout en m’amusant.

Est-ce qu’il y a une grande différence dans ta mentalité,
ta façon d’aborder la musique, entre maintenant et tes
débuts ?

Oui bien sur. Tu sais, comme tout le monde j’ai grandi, je gagne
en maturité et je regarde les choses différemment
qu’auparavant. Là, on est rentré dans le XXIeme
siècle, c’est vraiment différent. Je rappe pour
des gens qui avaient 14 ans quand mon premier album est sortit
et qui sont plus âgés maintenant. Je rappe pour d’autres
gens que j’ai conquis tout au long de ma carrière. Je me
dois d’évoluer sinon je vais les blaser.

En regardant les pochettes de tes différents albums
solos, on peut facilement les classer en 2 parties. D’une part
« Illmatic", "it was written", « I am" et  »
Nastradamus", qui reprennent tous le même concept,
où on voit ta tête avec ton quartier dans le fond.
Et d’autre part « Stillmatic" et « God’s son". Est-ce
que ça correspond justement à cette évolution
dont tu viens de nous parler ?

Oui c’est tout a fait ça. Mes 4 premiers albums marquent
de grands moments des années 90 jusqu’en 2000. 2001 c’est
le 21eme siècle, j’ai réalisé les 2 autres
albums. C’est vraiment différent. J’ai pris un nouveau
départ. Je suis un peu comme un nouvel artiste. J’ai les
mêmes sensations qu’à mes débuts, et je trouve
ça génial.

Et « The Lost Tapes" ?

« The Lost Tapes" c’est encore différent.

Est-ce que tu as contrôlé la production de cet
album ?

Oui au début c’était le cas, mais après je
ne me suis plus occupé de ça. J’ai préféré
me consacrer à mon album « God’s son" et mon label
(ndlr Illwill Records)

Cet album à été perçu comme étant
le « renouveau" de Nas. Un avis ?

Quand j’enregistre un album, je ne me limite pas à faire
le nombre exact de morceaux prévus sur celui-ci. J’enregistre
un maximum de morceaux et j’en sélectionne les meilleurs.
Les 12 morceaux présents sur  » The Lost Tapes " sont
en général issus de la période 1990/2000…je
sais pas, c’est peut être pour ça. Ces morceaux correspondaient
plus à ce qu’ils voulaient entendre de moi…

Comment as-tu réagis aux critiques que tu as reçu,
comme quoi tu avais pris le mauvais chemin ?

Ca ne me dérange pas si ils pensent comme ça. Tu
sais, tu ne peux pas plaire à tout le monde. Beaucoup de
gens voulaient que je continue dans la lignée de « Illmatic",
mais moi, en tant qu’artiste, je ne veux pas faire de la musique
pour plaire aux gens, je veux faire la musique qui me plait a
moi. Et tant mieux si ils aiment. Apparemment c’était le
cas car beaucoup de gens ont acheté mes albums.

Je voulais surtout me différencier de la période
d’ « Illmatic". Je ne voulais pas refaire à chaque
fois le même album. Je ne pourrais pas dire que j’aime la
musique si je sortais constamment le même type d’album.
« Illmatic" a été mon premier album, il m’a
ouvert les portes de mon succès mais aujourd’hui je préfère
évoluer et aller de l’avant plutôt que de regarder
derrière moi…

Si « Illmatic" devrait sortir maintenant, crois–tu
que ça aurait beaucoup de succès, du moins autant
qu’à sa sortie ?

Non je ne crois pas. L’image dégagée par "Illmatic"
ne correspondrait pas à notre époque. Si tu veux
vendre maintenant, tu dois surtout plaire par ton image. Et je
ne crois pas que "Illmatic" aurait eu cet effet là.

Penses
tu que les gens aient raison quand ils disent que le rap est devenu
de la « pop music " et n’a pas conservé son coté
« underground" ?

Oui. Je crois que, jusque l’année passé, le rap
avait évolué vers la pop. Puis il y a eu « Stillmatic
", qui a changé cette façon de penser, et « God’s
Son" a encore plus changé ça. Ces albums étaient
en quelques sortes des retours aux sources. Il faut aussi dire
qu’à chaque fois qu’un album est bien et qu’il a du succès,
il est automatiquement assimilé par le public comme étant
commercial, ou comme étant de la pop. Après cette
façon de voir les choses et de les accepter ou non varie
en fonction des gens. Il y en a certains que ça dérange
et d’autres qui n’en ont rien à foutre.

Et toi ça ne te dérange pas si on dit que ta
musique c’est de la pop ?

Ca me ferait chier si je ne vendais pas d’album. Aussi longtemps
que je vend des albums et qu’on me considère comme une
pop star et bien je m’en fou. Je crois pas vraiment que j’en suis
une, mais franchement je m’en fou.

Et selon toi, comment vont évoluer les choses à
l’avenir ?

Le hip hop est de retour dans la rue mec, avec un gars comme 50cent
par exemple. Eminem a eu un coup de génie en signant 50′.
Il y aura beaucoup d’artistes issus de la rue qui vont profiter
de ce boom. Je crois que le coté pop est en voie de disparition.
Ca ne veut pas dire non plus qu’on ne va plus entendre parler
de gens comme Puff. Ce mec à du génie. Des gens
comme lui vont encore plus se faire remarquer car ils vont dénoter
du reste.

Le coté révolutionnaire du rap as-t-il donc complètement
disparu ?

Pour l’instant oui. Je me vois comme étant un des seuls
artistes connus, aux côtés d’ Outkast, à vouloir
réintroduire cette mentalité. Il y a d’autres gars
comme Dead Prez, dont je suis un grand fan, qui frappent encore
du point. Mais tout ça c’est vraiment loin de ce que j’ai
connu en écoutant Public Enemy en grandissant.

Comment expliques tu que tu sois disque de platine alors que
d’autres gars, qui ont la même vibe ou la même optique
que toi n’y arrivent pas ?

Je crois que, tout au long de ma carrière, j’ai prouvé
à mes auditeurs que je savais faire varié ma sonorité
musicale. Maintenant j’ai une base de fans très variée.
Il y a des adultes, des enfants, des hommes des femmes…tous
écoutent ma musique. Et c’est à quoi j’ai toujours
voulu arriver durant l’entièreté de ma carrière….avoir
un public diversifié. Je n’ai jamais su que j’allais vendre
autant parce que les gens pourraient dire qu’ils n’aiment pas
ce que j’ai fait.

Mais le fait que je vende autant est très certainement
le fruit de cette diversité.

Puis tu sais, tout ça est très compliqué.
Les gens t’aiment aujourd’hui, ne t’aimeront plus demain et ainsi
de suite. Les radios changent, tout, ou presque tout, tourne autour
de l’argent. Les directeurs des radios n’aiment pas forcément
ta musique mais ils la jouent si ça va leur rapporter de
l’argent, et de ce fait ils ne vont pas donner la chance à
tout le monde.

Dans « I wanna talk to…" sur l’album « I am",
tu dis vouloir parler aux gouverneur, au FBI, à la CIA
et surtout au président…Que lui dirais-tu aujourd’hui
?

Bush ne m’inspire pas plus que ça ! Il veut constamment
faire la guerre mais il oublie que les vies humaines comptent
beaucoup plus que ça. Il ne mérite pas tellement
mon attention, ni celle des fans. Mais si je devais vraiment faire
une chanson a ce propos, je le ferais sans problèmes.

Tu dis que tu veux faire revivre le hiphop, mais ne penses-tu
pas que cette façon de penser est contradictoire avec le
fait de travailler avec des gens tels que P.Diddy ou Murder Inc.
qui, pour beaucoup sont responsables du mauvais changement qu’a
pris le hiphop ?

P.Diddy et les artistes signés sur Murder Inc. font partie
intégrante du hiphop comme moi et comme tous les autres.

Comme je te l’ai déjà dit avant, tu ne peux pas
plaire à tout le monde. De la même manière
que tu ne peux pas demander à tout le monde de sonner comme
un tel ou un tel. Tu as besoin de gens comme Puff. Puff m’a inspiré.
Toutes ces bombes qu’il a produit passaient constamment à
la radio. Ces tubes ont fait bouger la tête des plus grands
rappeurs. On a tous dansé dessus.

Tu as beau vouloir les critiquer mais si tu veux faire la fête,
il n’y a rien de tel qu’un bon petit son de Puff.

Tu parles de P.Diddy en tant que rappeur ou en tant que producteur
?

Mec… Puff n’est pas un rappeur, tu vois ce que je veux dire
? Il y a beaucoup de gens qui rappent pour rapper et qui font
ça pour être dans la tendance. Ces gars ont peur
de faire quelque chose de personnel, quelque chose qui leur tient
vraiment à cœur. Tout ce qui les intéressent
c’est de vendre. Moi aussi je veux de l’argent, comme tout le
monde. Mais je crois que j’ai travaillé dur pour arriver
au point ou je suis.

En ce qui concerne Puff tu ne peux passer à coter de ses
talents de producteurs.

Que penses-tu, en tant qu’un des plus grands lyricistes d’aujourd’hui,
du fait que des rappeurs soient critiqués à cause
du simple fait qu’ils se font écrire leurs textes par d’autres
mecs, alors que c’est un phénomène tout a fait banal
dans les autres genres musicaux.

Ca ne me dérange vraiment pas. Il est vrai qu’à
la base, le rap est surtout axé sur les lyrics et ce que
l’artiste y fait ressortir… Ca serait pour beaucoup contre
les règles de se faire écrire ses textes par quelqu’un.
Mais maintenant le Hiphop à évolué et les
gens doivent accepter ça. Et je crois que ça sera
le cas, tout comme ils ont accepté les disques de Puff,
même si ce n’est pas forcément lui-même qui
les a écrit. C’est la même chose pour Dre. Qui pourrait
dire ne pas avoir aimer « Still Dre"…c’est pourtant
Jay Z qui a écrit le texte. Et d’autres exemples il y en
a plein. Mais je crois qu’avec le temps, ça va de plus
en plus être accepté.

Et est-ce que toi tu as déjà écrit pour
quelqu’un d’autre ?

Non

J’avais pourtant entendu dire que tu avais écrit « Gettin
Jiggy With it" (de Will Smith) !

Je n’ai pas écrit cette chanson, je lui ai juste donné
quelques idées et aidé à écrire quelques
lignes.

Puisqu’on parle de lyrics, pourrais-tu me dire comment t’es
venue l’idée d’écrire « I gave you power" ?

L’idée m’est venue assez simplement. J’ai grandi confronté
à la violence, des potes à moi ont vu des fusillades.
C’est vraiment quelque chose auquel on a été confronté
tout au long de notre jeunesse. J’ai surtout voulu mimer le sentiment
que peut procurer la possession d’une arme à certains et
surtout les dégâts que ça peut engendrer.

Parlons un peu de « God’s Son". Cet album a une teinte
musicale très proche des années 90…

Oui on est un peu allez vers la sonorité des années
90 mais ce n’était pas prémédité.
J’ai simplement fait ce que je voulais faire et ce qu’il me semblait
être le mieux pour l’album.

On n’y retrouve ni Pete Rock, ni Dj Premier, ni Large Pro ni
Q-Tip. Pourquoi as-tu choisis de faire cet album sans eux ?

Je ne l’ai pas choisi. Je voulais vraiment travailler avec Premier.
Il a été présent sur tous mes albums. Je
suis entré en contact avec lui pour qu’on bosse ensemble
mais ça ne c’est pas fait dans les temps. J’ai donc du
abandonner cette idée.

Avec Large Pro c’est différent. On est rentré en
studio mais on a pas réussi à obtenir ce qu’on voulait.

Pete Rock, je n’ai pas vraiment travaillé avec lui depuis
mon premier album.
J’avais essayé d’avoir Q-Tip pour « Stillmatic" mais
il était déjà occupé avec un groupe.

Tout ces éléments ont fait que j’ai été
obligé d’appelé des gars qui étaient disponibles
et qui voulaient travailler avec moi. Ca m’a permis d’apporter
une nouvelle sonorité à mon travail.

Un élément important qui apparaît sur « God’s
Son" est la disparition de ta mère. Est-ce que cet
évènement ne t’as pas empêché de travailler
correctement sur l’album ?

Bien sur. Au début c’était vraiment difficile mais
maintenant ça va mieux. Quand j’ai commencé à
travailler sur l’album je voulais vraiment éviter de parler
de ça. La perte d’un proche est vraiment très dur
à supporter, et ça te passe par la tête à
tout moment. Malgré ça, j’ai vraiment tout fait
pour éviter de faire de  » God’s Son " un album sur
ma mère. Evidemment j’y ai fait des allusions, notamment
sur le morceau  » Dance " . Ce morceau est vraiment très
personnel. Et même si il s’appelle  » Dance ", je ne
veux vraiment pas que les gens s’éclatent dessus ou mettent
ça à fond dans leur caisse.


« The Cross" est le fruit d’une deuxième collaboration
avec Eminem en peu de temps. La première était le
morceau que tu avais signé sur la BO de « 8 mile" qu’il
a produit. Comment es née cette entente ?

Eminem m’a appelé quand il réalisait la BO de son
film. Il m’a simplement demandé de lui faire un morceau.

Sur « God’s Son" il t’as produit une chanson. Beaucoup
de gens aimeraient t’entendre rapper à ses cotés
dans le futur. Penses-tu que ça se fera ?

Oui pourquoi pas… mais dans le futur. Pour l’instant je
préfère me consacrer à mes petites affaires
personnelles comme mon label. Je ne me vois pas collaborer avec
beaucoup de gens pour l’instant. Mais Eminem est vraiment quelqu’un
de génial donc pourquoi pas…

Qu’est-ce que tu écoutes en ce moment ?

Les derniers albums de Common  » Electric Circus " et l’album
 » Get tich or Die Tryin " de 50Cent.

Tu es cité comme référence en matière
de rap par beaucoup de mc’s. Mais quels sont tes références
?

Rakim, Kool G Rap, Big Daddy Kane, Slick Rick…

Mais mon artiste préféré reste Marvin Gaye.

Et Jay-Z ? Comment considères-tu sa musique ?

(sur un ton narguant) La musique de qui ??? Jay-Z ?

Oui…

Sérieusement, il est génial, ce qu’il fait est génial.
Il a vraiment son propre style, tout comme moi j’ai le mien. Il
a inspiré beaucoup d’autres rappeurs au niveau du flow,
et ce depuis pas mal de temps. J’ai apprécié sa
démarche sur  » Blueprint 2 ". Il a expérimenté
différentes choses avec brio. Il faut du talent pour ça.
Ce n’était pas nécessairement ce que les gens attendaient,
mais il a fait ce qu’il voulait faire.

Ton battle avec lui as fait beaucoup de bruit. Est-ce toujours
d’actualité ?

A l’heure actuelle c’est fini, on en parle plus. Il y a un an
oui c’était quelque chose dont tout le monde parlait Maintenant
ça se passe encore un peu dans la tête des gens.

Et avec le recul comment perçois-tu ce battle ?

Tu sais quoi, je fais toujours mon morceau  » ether " en live
et c’est un des grands moments de mon show. Entre Jay et moi c’était
un battle, un vrai. Ce battle est un des plus grands de l’histoire.
Et c’est pour ça que je continue à faire ce morceau
en live. Ca ne veut pas dire que je hais Jay ou quoique ce soit,
bien au contraire, mais les battles ça fait partie intégrale
du rap.

Peu après ce beef, tout le monde à commencé
à se clasher. Ca fait partie de l’histoire mec.

En ce qui me concerne, ça a changé maintenant, j’ai
évolué, tout comme lui je crois et je crois qu’on
a tous deux beaucoup appris de ce battle.

Comme quoi ?

J’ai appris beaucoup. Avant ça je n’ai jamais eu de clashs
de cette envergure. Au moment où l’histoire à commencé,
Jay était le meilleur rappeur…j’étais obligé
d’apprendre beaucoup en peu de temps si je voulais me montrer
à la hauteur.

(Le manager de Nas précise que c’est la derniere question…)

On ne présente plus le maxi « Made you look" produit
par Salaam Remi. Un autre morceau produit par lui sur « God’s Son"
est « I can", sur lequel tu t’étends sur l’éducation.
Quel importance y accordes-tu ?

L’éducation c’est très large comme thème.
Ce que j’ai essayé de faire ressortir dans  » I Can "
est l’auto apprentissage.

Par exemple, il y a 2 classes d’élèves qui vont
à l’école. Ceux qui ont constamment des bons points,
qui sont motivés et qui se voient dotés d’un avenir
prometteur. Ces gens là vont sûrement devenir des
grands scientifiques ou des docteurs/médecins. Ces gens
là ont le pouvoir en eux de changer, du moins d’améliorer
le monde.

Il y a ces gens là, mais il y a aussi des jeunes qui vont
à l’école parce que leurs mères veulent qu’ils
y aillent, ou juste pour qu’ils aient bonne conscience, qu’on
leurs disent qu’ils sont des braves petits. Je ne trouve pas ça
bien. Tu dois étudier pour toi, pas pour les gens qui t’entourent,
et de cette manière tu pourras devenir quelqu’un. Mais
pour ça il faut t’investir le plus possible.

Pour terminer cette interview…Dans ton dernier couplet,
tu parles de l’Afrique. Pourquoi est-ce que les rappeurs noirs
américains ne se produisent-ils jamais en Afrique ?

Il y a plusieurs raison à cela…l’argent, la distance,
et l’ignorance. Par ignorance j’entend le manque de savoir, de
connaissance que nous, noirs américains avons à
propos de l’Afrique. Chaque races représentées aux
États-Unis ont un pays d origine

Les italiens ont l’Italie, les irlandais ont l’Irlande, tu vois
ce que je veux dire ? Nous aussi ont veut connaître nos
racines. Et l’ignorance sur l’Afrique chez les noirs américains,
nous retient d’y aller. On doit apprendre plus sur le continent
en général.

Mais évidemment ce n’est pas tout. Pour favoriser notre
venue, il doit y avoir un stade sécurisé, avec de
l’argent à la clef, tout comme en Europe ou en Amérique.
On va pas aller dans un avion à destination de l’Afrique
si tous ces éléments ne sont pas présents.