Rappeur du groupe Kabal et activiste hiphop depuis une décennie, D· de Kabal vient de sortir son album solo « Contes ineffables », un aperçu dense de son imaginaire skyzophrène qui fait de ce rappeur l·un des artistes les plus audacieux du rap français.

« Contes Ineffables », ton premier album solo marque la fin de l’histoire Kabal ?


L’histoire Kabal n?est pas finie, ça n?est pas un groupe qui était lié par contrat de manière interne, pour l?instant les choses ne se font pas mais je peux pas te dire , au nom de tous, que c?est fini, pour moi c?est pas si simple. Chacun fait ses trucs, y?a sûrement des gens au sein du groupe qui ne sont plus amenés à travaller ensemble mais de la à te dire que ce groupe est mort, j?ai pas la prétention de le dire, je ne suis pas le seul à pouvoir le dire et on ne se l?ai jamais dit entre nous.


Sinon j?avais une version de « Conte ineffables » qui était prête 6 mois après la sortie de l?album de Kabal « Etats d?âme », après les différents projets qu?on a eu ensuite ensemble et séparemment et l?inertie du marché du disque ont fait que le disque ne sort qu?aujourd?hui. Depuis 1999, j?ai en fait une nouvelle version de l?album qui était prête tous les 6 mois, j?ai tout réactualisé au fur et à mesure, le but étant que quand le disque sorte il représente vraiment là où j?en suis artistiquement donc la lenteur au niveau du business et de la sortie du disque on s?en est servi comme un apport qui m?a permis d?explorer encore plus loin au niveau des textes. L?album est sorti il y a 1 mois et c?est vraiment une photo exacte de là où j?en suis artistiquement aujourd?hui. Comme on est en autoproduction, profitons du temps, de l?absence de pression des majors pour pousser le délire au maximum.


Continuité de l?album « Etats d?âmes » ou projet beaucoup plus personnel ?

La façon qu?on avait de travailler avec Kabal n?a évidemment rien à voir avec la façon dont je travaille en solo, dans Kabal je n?avais qu?une seule voix, comme il y avait 2 voix dans Kabal, je ne voyais pas l?intérêt d?avoir plusieurs timbres de voix contrairement à mon album solo . Concernant les textes, dans Kabal, tout était fait en concertation avec Djamal, on partait du sujet pour écrire ce que je ne fais plus du tout aujourd?hui. J?ai un autre rapport à l?écrit aujourd?hui plus instinctif. Dans Kabal, ce travail de concertation avec le groupe demandait énormément d?énergie, c?est d?ailleurs pour ça qu?on a fait un break artistique parce qu?on s?était chacun beaucoup, on s?était enfermé deux fois 3 semaines pour enregistrer « Etats d?âmes », le travail avait été vraiment intense, le résultat était compacte et dense, dans lequel tu peux pas rentrer facilement mais qui correspond vraiment à ce qu?on voulait faire.


Mes morceaux solos je les ai appréhendé en solo, j?étais mon propre directeur artistique et réalisateur, j?amenais les idées en terme de réalisation des morceaux. La concertation avait lieu pour les instrus avec les producteurs comme Gystérieux. Je suis instinctif au niveau des productions, j?écoute, si ça me plaît et que le beat est dispo, je le prends, ça n?est qu?après que je vois avec quel texte il peut coller. Je ne cherchais pas des beats précis, justement le fait d?avoir plusieurs voix me permet de poser sur différents styles d?instrus. Y?a 22 morceaux sur l?album mais y?en a 30 autres que j?ai maquetté et qui ne sont pas dans l?album. Donc j?ai vraiment eu le temps de choisir les morceaux qui s?articulaient le mieux entre eux sans se répéter. J?ai signé en licence chez Nocturne pour cet album. On avait eu plusieurs retours positifs de labels qui m?avaient dit que l?album hyper intéressant voire hyper audacieux mais qu?ils ne prendraient pas le risque de sortir un tel disque et de mettre de l?argent dessus. Après ils étaient intéressé pour éventuellement me signer en tant qu?artiste et développer le truc. Mais pour moi ç?est un truc qui a toujours été complètement impossible, c?est donner à ces gens là le pouvoir sur ce que tu crées et ça n?a pas de prix. Donc signer en artiste est quelque chose que je ne ferais jamais, j?ai pas envie que quelqu?un vienne me dire en studio ce que je dois faire et je connais pleins de gars signés en maison de disque à qui on a dit que leurs textes étaient trop compliqués et qu?il fallait carrément qu?ils les simplifient et ils l?ont fait, eux essayent de se convaincre que c?est leur disque mais ça ne l?ai pas et quand t?as perdu ce pouvoir sur tes propres textes, quand on t?a pris ça, t?as plus rien. Je peux comprendre que des mecs le fassent pour faire de la thune mais perso c?est quelque chose que je ne pourrais jamais faire.


Ton label Asphaltiq.

A l?époque, Kabal, on l?a produit avec une association, à ce moment là y?avait beaucoup d?énergie à gérer et j?avais pas la prétention de monter un label et de gérer tout le monde. J?ai monté ensuite le label Asphaltiq avec mon pote Rital. Le but c?est pas de produire nos potes mais de produire des projets qui nous parlent avant tout et qui ont une vraie démarche artistique. J?ai 29 ans, 3 mômes et je suis tout sauf un père absent donc pour l?instant le développement de ce label au niveau artistique est une finalité mais on verra plus sur le long terme. Le but est aussi de signer des artistes qui font autres choses que ce que je fais, je veux pas signer du D? de Kabal. J?ai la chance de pouvoir vivre de mon métier., je vis de l?artistique, j?ai fait 3 ans de tournée avec une grosse pièce de théâtre qui s?appelle Malcolm X dans laquelle mon travail au niveau des textes était vraiment la continuité de mon travail au sein de Kabal. J?ai bossé également sur d?autres pièces de théâtre, donc je suis intermittent du spectacle. Je sais pas combien de temps ça va durer vu le côté précaire de ce statut. Donc quand je ne travaille pas sur une pièce ou que je ne fais pas d?atelier d?écriture avec des mineurs en prison notamment, j?ai cet espace pour faire du rap, pour écrire. J?ai la chance que tout s?équilibre. Le label existe mais c?est plus une structure mentale. Mon rève c?est d?avoir un label deal. On a vraiment envie d?humaniser tout le processus au sein d?un label, c?est ça mon ambition dans la direction artistique. Il faut vraiment que les gens se rendent que rapper c?est une chance. J?ai eu l?occasion de beaucoup voyager avec la tournée Malcom X, au Brésil ou a Dakar et les mecs ne font pas semblant, ceux sont des pays ou vu le taux de chômage, si tu te prétends rappeur à plein temps, tu le fais pas pour faire semblant et pour te la raconter.


Qu?est ce qui te touche en rap français ?

J?aime tout ce qui est travaillé techniquement, dans l?écriture et qui est sincère. Assassin, NTM, Minister Amer, Timide et Sans Complexe, ceux sont les groupes qui m?ont fait. Doudou Masta s?était posé sur l?album de Kabal et c?est quelqu?un humainement que j?apprécie beaucoup. Sinon pour moi ce qu?ont fait Lunatic et Booba c?était le truc à faire et ils sont vraiment arrivés là où ils sont par l?artistique, le buzz était mérité. Ce qu?avait fait avant 2Bal 2Neg j?ai beaucoup aimé, j?ai toujours 2Bal mortel. Fabe, niveau écriture, j?ai toujours beaucoup respecté. Après y?a les coups de c?ur ponctuel, les gens dont j?apprécie la démarche comme La Rumeur, La Caution ou TTC, Faf La Rage, en tout cas ce qu?il faisait avant car j?ai pas écouté Gomez et Tavares, d?autres groupes comme Sniper qui savent faire des morceaux dans leur globalité, chose assez rare en rap français ou Saian Supa Crew, même si niveau texte ça me touche pas plus que ça, c?est un des seuls groupes où niveau flow ça taffe vraiment. Le dernier album de rap français que j?ai acheté c?est Booba. Je suis finalement assez bon public comme auditeur. Ca peut étonner les gens mais l?exigence c?est une ligne de conduite et une démarche intellectuelle, l?artistique et le fait de kiffer ou non un morceau c?est autre chose, ça relève du domaine de la sensibilité et je suis quelqu?un d?hyper sensible. Less du Neuf par exemple, techniquement c?est pas mon délire mais on sent que les mecs se donnent à fond, c?est sincère, bien amené et ça me touche. Mais les rappeurs français en général ne m?inspirent parce qu?ils ne vont pas pour la plupart assez loin dans leur délire. Le rap us, dans leur démarche artistique m?influence vraiment plus, des mecs comme Busta Rhymes ou Tech9ine par exemple qui sont tellement déjantés dans la façon d?amener leurs morceaux, de se renouveler. Si je m?écoutais je ferais des morceaux encore plus barrés mais qui mettraient 10 ans à sortir. Dans un autre délire j?ai rencontré Juan Rozoff qui fait du funk, que j?apprécie énormément et avec qui je vais travailler. Le mec m?expliquait quand je lui disais les morceaux que j?aimais sur son deuxième album, qu?il y avait des morceaux prêts depuis son premier album, dix ans avant!


Tu utilises plusieurs voix différentes sur cet album, comment t?es venue cette idée ?


La premier fois que j?ai modifié ma voix c?était à l?époque d?Etats d?âmes. Vu qu?à la base je ne rappe pas avec ma voix « normale » et que je la modifie je me suis dit, pourquoi ne pas la modifier de plusieurs façons. Un jour je rencontre Supernatural lors d?un concert qu?on faisait avec Assassin, le mec est dans le même délire et je me suis dit qu?il fallait que je me lâche et que je me lance aussi vu que l?idée me tentait depuis longtemps. Après c?est aussi une volonté artistique, perso j?ai pas envie d?écouter 15 morceaux de D? avec sa grosse voix. J?avais envie d?amener autre chose. Après j?ai développé chaque voix, chaque personnage avec son propre champs sémantique, chaque voix étant un côté de ma personnalité. C?est mortel je gère un collectif et c?est moi qui commande ! J?ai envie d?amener ce concept encore plus loin, y?avait vraiment trop de possibilité avec toutes ces voix. Y?à l?écriture, l?interprétation de l?écriture et la mise en scène de ces différents personnages en concert, c?est un travail qui me plaît énormément. Il peut y avoir les mêmes mots mais dit différemment, sur un ton différent selon mes personnages. Il y a certains mots ou expressions que la grosse voix de D? de Kabal ne peut pas dire, comme le langage cru, je ne veux pas tomber dans le cliché de la grosse voix qui insulte mais au contraire entretenir le côté paradoxal entre une grosse voix et un niveau de langage soutenu. Y?a 5 voix (déclic, blatte, dédain, lodé, d?), 5 personnalités, 5 profondeurs de champs, 5 univers lexicaux que je mélange. Comme sur cet album c?est la première fois que je mets en scène ces voix, j?ai essayé de rester relativement sobre pour que les gens comprennent le délire mais le but pour les prochains morceaux, c?est de faire encore plus compliqué, que les personnages s?imitent les uns les autres par exemple.


Tu n?as jamais rappé avec ta voix naturelle ?


J?ai essayé à un moment de travailler une voix claire, mais ça ne me plaît pas du tout, c?est une voix qui n?a pas de nom et que je n?utilise que pour le chant, elle est là uniquement dans les refrains chantés. Sinon concernant ces 5 voix, pour l?instant ça me va, j?ai pas envie non plus de partir dans trop de directions, j?ai envie de développer chacun d?entre elle. A la limite celle qui manque c?est cette voix claire un peu éraillée qui compléterait le tout mais je ne l?ai pas encore trouvé pour rapper. Mais je trouve que ma voix naturelle n?apporte rien pour rapper c?est pour ça que je la garde pour chanter, quand je l?écoute au niveau du rendu ça fait trop rap français basique, le mec qui n?a pas d?organe ni de timbre particulier. Et quand tu vois que les timbres qui me touchent à la base c?est plutôt DMX, Pharaohe Monch, celui que je préfère en terme de flow, Lord Have Mercy, Sticky Fingaz et surtout Busta Rhymes tu comprends pourquoi je ne rappe pas avec ma voix naturelle !


Et le chant ?

Je suis rappeur mais pour moi le chant, c?est l?art ultime. Les sensations que t?as quand tu chantes, c?est carrément autre chose, y?a un côté joussif. C?est vraiment beaucoup de boulot pour arriver à un niveau satisfaisant. Mais c?est quelque chose que j?ai aussi envie de développer. Tout dépend après avec qui je bosserais.


Le but pour moi c?est d?arriver à développer des thèmes, des textes assez complexes sur des mélodies chantées et lentes. Y?a des morceaux de Jango Jack et surtout de Wallen que j?ai écouté et que j?aime vraiment. La forme musicale ne doit pas être une barrière. Je veux vraiment tout faire, c?est juste une question de temps. Sauf le ragga, bien que je rappe avec une grosse voix, c?est un genre musical qui ne m?intéresse pas particulièrement.


La production ?

Je ne fais pas de son, par contre je joue de la flûte à bec. Après pour des instrus comme « Negrobico » tout est venu de moi même si je n?ai pas touché aux machines. C?est pas quelque chose qui m?intéresse particulièrement, je dois déjà gérer ma skyzophrénie au niveau du rap si je commence à me mettre à la production je vais m?éparpiller et surtout me retrouver complètement seul, c?est le piège que j?essaye d?éviter , j?ai encore envie d?avoir ce rapporte d?échange et de partage avec des producteurs. Pour moi la production c?est vraiment quelque chose qui arrivera plus tard.


On peut régulièrement te voir en live et en acapella lors de scènes Slam à Paris, c?est une scène que tu suis depuis longtemps ?


Non pas très longtemps, environ 1 an et demi, c?est quelque chose dont j?avais entendu parler auparavant et je savais qu?un jour ou l?autre je mettrais le pied dedans et que ça serait l?engrenage vu que j?aime ce travail en acapella. C?est quelque chose que je pratique maintenant assidûment. On a monté un collectif avec Nada et Felix Jousserand qui s?appelle SM 58 et on se produit à Paris une fois par mois. Nada sort d?ailleurs un bouquin avec un disque. On a eu une quinzaine de dates en France. Et même si je continue à rapper certains de mes textes de rap, je suis en train de développer une écriture particulière pour le slam, où je raconte une histoire, sans forcément de rimes ou je tente des prises de risques que je ne ferais pas forcément sur disque, le but est de procurer des émotions fortes face au public de slam qui est en plus assez hétérogène. De toute façon j?ai toujours aimé faire de la scène, ce rapport frontal. Parallèlement je travaille aussi avec Spike d?Antagony avec lequel on est scéniquement dans un délire de malade, par exemple avec notre travail de ping pong sur les mots. Grâce au théâtre, on a appris a gérer la pression, à avoir une discipline et une exigence au niveau de la scène. J?ai tourné avec Assassin assez tôt, puis avec Kabal on a fait 350/400 dates avec batterie, guitare, basse donc très vite on a appris à assurer en live, à être à l?aise et a amener quelque chose en plus que sur disque. Je suis en train de voir notamment comment jouer mes différents personnages en concert, quelqu?un m?avait d?ailleurs filmé en studio et j?avais remarqué que les postures et les expressions de mon visage changent selon mes voix, c?est quelque chose qui m?intéresse de développer. Pour revenir au slam y?a des morceaux comme « La fin du monde » ou « l?enfer du décor » que je fais régulièrement en live mais qui étaient trop « abusés » ou encore trop tôt pour être mis sur mon album solo. J?ai vraiment fait le disque le plus soft qui soit. Les morceaux que j?ai sous le coude et qui vont suivre vont vraiment être plus lourds et énervés. Là je prépare un projet qui s?appelle <> qui sera le prolongement de « Contes ineffables », ça sera des titres mises à disposition gratuitement sur mon site. Ca sera une forme de bonus. Ces morceaux correspondent a une démarche totalement a-commerciale. Je suis skyzo comme tout le monde et ce projet est ma partie la plus dark et que j?ai pas envie de monnayer et de vendre mais plutôt de donner aux gens.


Le projet Ursus Minor ?


Y?a quelques années Jean Rochard du label Nato nous avait contacté Djamal et moi pour un projet appelé Los Controlados sur lequel on devait rapper des textes écrits par un anarchiste pendant la guerre d?Espagne avec une quinzaine de musiciens jazz. Le mec m?a rappelé pour le projet d?Ursus Minor, un groupe composé de Tony Hymas, Jef Lee Johnson, François Corneloup et Dave King qui ont invité 6 musiciens, Jeff Bekc, Ada Ayer, Boots Riley de The Coup, Stic Man et M-1 de Dead Prez, Spike et moi. On a fait 7 jours de studios et deux concerts en janvier à Paris. L?idée thématique de l?album c?était comment rentrer dans le 21é siècle sans perdre la mémoire. C?était une très bonne expérience, un bon challenge. Tout le monde cartonnaient dans son domaine, tout le monde était là parce qu?il était au niveau, pas parce qu?il connaissait untel ou untel. Les prises de tête étaient uniquement artistiques. Travailler pour être au niveau dans n?importe quelle situation, c?est vraiment ce que j?apprécie et que j?ai ressenti dans cette expérience. J?ai bossé de façon aussi carré, exigeante et professionnelle avec des brésiliens mais pas avec des rappeurs français qui ont vraiment la plupart, hélas, un autre rapport à l?artistique. Ils pensent à leur couplet avant tout et pas à là globalité du morceau. Les deux concerts d?Ursus Minor ont été enregistrés, l?album en studio est terminé, maintenant je ne sais pas quand ça va sortir.


Ton morceau sur l’album Mémoires Vives, « Une boulle de pue dans le ventre ».


C?est un morceau que j?ai écrit pour la compilation. Ca correspondant vraiment au délire que j?ai actuellement et que j?ai envie de développer. C?est vraiment un pont entre le slam et les morceaux que j?écris maintenant. C?est notamment des morceaux comme ça que j?ai envie de faire maintenant. C?est là ou je parle de nouveau mode d?écriture, le texte je l?ai commencé sans savoir où il allait, je n?écris plus sur des sujets, je savais que le thème était la mémoire, j?avais l?idée d’hypnose en tête mais je ne savais pas du tout ce qu?allait être la chute. J?aime justement l?idée de créer des personnages, de leur donner vie et au fur et à mesure que l?histoire avance et que tu les construis, eux te dises quelque part là où tu dois aller, c?est comme ça que je travaille maintenant. C?est notamment ce que les gens peuvent découvrir dans mon bouquin << la bulle >> qui est sorti un peu avant l?album.


Tu prévois de faire des clips tirés de l?album ?

J?ai une écriture cinématographique et je cultive vraiment ce rapport à l?image, << écrire pour m?en sortir >>, << skyzo >>, << mon pote >> représentent tous un aspect de ma réalité et j?ai envie de réaliser au moins deux clips. Je kiffe l?image mais hors de l?artistique ça m?intéresse pas, c?est d?ailleurs pour ça qu’il n?y a jamais de photos de moi. La réalisation de courts métrages m?intéressent aussi beaucoup. Ca arrivera certainement plus tard, ce n?est qu?une question de temps là aussi.

Et un roman ?


Je suis plus dans le délire d?écrire des nouvelles. Quelque chose d?assez rapide qui te déstabilise. A la base j?avais écrit une version trois fois plus longue de << La bulle >> mais c?était vraiment trop morbide, trop long, trop lourd et j?ai préféré la raccourcir.


L’album « Etats d?âme » est dans les bacs.


Le livre « La bulle » est disponible par correspondance sur le site www.spokevousparle.com et à la librairie Parallèle à Paris.


Pour plus d?infos sur D’ et pour les prochains sons mis à disposition gratuitement : www.asphaltiq.com