De nature discrète, LEGZ n?en est pas moins un activiste redoutable et acharné. Jugez par vous-même de la qualité des pièces que le Spaghettist propose.

LEGZ "The Spaghettist"
TW, DSK, Chrome Addict, Paris Southside – Oct 2002.

Comment as-tu découvert le graffiti ?

J’ai découvert le graffiti avec un pote qui s’appelle KIEV, vers 1987. A l’ époque, on faisait du skate et on bougeait pas mal sur les spots à Paris comme le Trocadéro, La Défense, Beaugrenelle, etc … A chaque fois, on se prenait plein de fitigra dans la gueule. En plus, on avait de quoi se nourrir car 87-88 était une bonne époque : l’intérieur des métros était bien nické, tout comme les tunnels, les gares et les voies ferrées. Donc : impossible d’y échapper ! Forcément, à force de skater, de se balader et de voir plein de tags autour de nous, dans la rue, on a scotché sur le truc, et vers 1989, on s’est mis tranquillement à poser des petits gueutas au marker. Ensuite, en 1991, j’ai bougé dans un bahut à Paris dans le 19ème, où je me suis retrouvé dans la classe d’ EVOK SK (Silver Kings), qui était déjà un petit peu dans le graffiti. Il m’a connecté sur les terrains parisiens que je ne connaissais pas, comme la Petite Ceinture, le passage Clichy ou le canal de l’Ourcq. Et, on a commencé à poser des petites pièces, inspirées un peu du style AEC (Artistes En Cavale).

Tu faisais déjà LEGZ à l’époque ?

Au début, avec KIEV, on a galéré pendant quelques mois à se trouver des noms. On changeait souvent car chaque fois qu’on trouvait un nom, il était déjà pris, etc … Mais rapidement vers 1990, j’ai trouvé LEGZ. Même si je trouvais que c’était un peu relou comme nom, un peu galère à tagger à cause d’un enchaînement de lettres pas forcément évident, c’est resté !
Ensuite, EVOK m’a fait rentré dans son crew : les RPE (Réunis Pour Exploser) avec ARNO et SEAT. C’est à partir de ce moment où on s’est mis sérieusement à peindre. Plus tard le crew est devenu 3KT (3 Keums au Top) après le départ d’ARNO. Et puis je suis rentré LCA (Le Crime Avance) avec EVOK. On bougeait avec les mecs de Pantin comme DIADEM, FLEO, OCEAN… D’un autre coté avec KIEV et d’autres potes, on a formé les RK (Real Kingz)…

Qu’est ce que t’aimais faire quand t’as commencé ?

Au début, on touchait à tout, mais bien sûr, plus au tag, qui était à notre portée. Mais, très tôt, j’ai quand même plus accroché sur les fresques. Sur ma ligne, il y avait le terrain des Ardoines où il y avait un bon niveau. Un peu plus loin, il y avait aussi Quai de la Gare, où pas mal de monde passait. Je voyais pas mal de skefrés et c’est le truc qui me motivait bien. A l’époque on n’avait pas de support, il n’ y avait pas de fanzines et donc pour te souvenir d’une fresque que tu voyais par la fenêtre d’un train, c’était assez chaud. Alors, très vite, j’ai commencé à prendre des photos et puis, à m’inspirer plus ou moins de ce que j’avais en photos. Et même, si on a fait quelques dépôts au départ, très vite à partir de 91, on s’est mis à taper uniquement des fresques. Personnellement, c’est ce qui me faisait tripper. Le vandalisme ne m’intéressait pas, même les chromes je m’en foutais ! J’avais plutôt tout à apprendre au niveau technique, couleurs, lettrages, remplissage… Pour moi, l’élément principal du graffiti, ça a toujours été le STYLE.

Mais, ça ne t’intéressait pas quand même de te prendre une petite dose d’adrénaline de temps en temps ?

Ben l’adrénaline, ça allait… je me morflais sur le bitume toute la journée en skate donc j’avais ma dose (rires) ! Ensuite, jusqu’en 1991 on n’avait pas de connexions. On ne connaissait pas trop les dépôts; on y allait n’importe quand, on posait nos gueutas à l’arrache; et puis on flippait sur la gueule de nos tags lorsqu’on les revoyait. Donc, je me suis dit qu’avant de montrer ce que je pouvais faire, autant apprendre à faire des trucs stylés et seulement aller les poser après. A l’époque, sur ma ligne (RER C-D) , il y avait des mecs qui tuaient en gueutas comme les OBKOS, les STK, les TVA (The Vaginal Art)… et t’avais pas envie de t’afficher avec un faux style car le niveau était assez élevé.

Ensuite, comment s’est faite la suite de ton parcours ?

Dans ce même bahut, il y avait aussi STAK qui était bien connecté avec les VAD (Va Au Diable) et en 1992-93, HOCTES est arrivé dans ce lycée. J’ai commencé à pas mal bouger avec eux, HOCTES avait déjà un bon style et il m’a appris pas mal de choses. On passait des journées entières à dessiner au fond de la classe… C’est lui qui m’a branché par exemple sur le chrome. Le trip, à la base, c’était de trouver des terrains vierges : on avait deux bombes, une chrome et une noir, et il fallait taper le plus grand fegra possible !

Le plus grand ?

Ouais (rires ) !!! C’était des "électriques" remplis n’importe comment, mais c’était un petit challenge marrant ! On y allait avant ou après les cours…

Et, HOCTES était déjà bien branché sur la calligraphie à l’époque ?

Non, la calligraphie c’est venu un peu plus tard. 1993 c’est l’époque où il a commencé à sortir des wild-styles de dingue et qu’il s’est fait connaître pour ça, mais tout en restant dans le traditionnel (intérieur, contours, 3D).

Ensuite, t’es rentré TW (Totally Wicked) ?

Ouais en fait STAK et HOCTES faisaient partie de ce crew, c’est comme ça que s’est faîte la connection. A la base, c’était déjà un crew qui me motivait au niveau du style : SATUR déchirait bien au niveau des lettrages, RYCK et TURF tuaient niveau perso, NASCYO faisait aussi des p’tits trucs bien sympa… La date de création de TW Mobb remonte à 91 du côté Vanves Malakoff avec des mecs comme SATUR, RYCK, WISH, OSHET, SPHER, CHARI, TURF, NASCIO, RUNGZ, SCENA, SNOP, HOCTEZ, STAK, MEY, EARL, CHARM, HOBSAY, CAP, PHAZE, NUMBER 6, DREAM, SOPER, CREEZ, JELAHEE, NISE, DEMRE, SEPTO. Ensuite GUTCH et moi avons intégré le groupe vers 1993-94. Puis de 1995 à 1998, j’ai beaucoup traîné avec les P19 (91 Posse) qui étaient plus proche de moi au niveau géographique. On a fait pas mal de choses ensemble, tous les week-ends on tapait une fresque, je ne faisait pas trop de dalvan avec eux…

T’as posé pourtant quelques chromes sur des voies ou des autoroutes ?

En fait, pour le dalvan, je m’y suis mis vers 1995. C’était avec les DSK ( Da South Kingz). Il y avait SHYKE, TAZE, REKA, KSON, VINCE, NUTS, LENIE… On tapait pas mal de chromes sur les rails et l’autoroute. Moi j’en avais rien à foutre de poser partout, je restais exprès dans mon secteur pour pouvoir voir ma peinture le lendemain. Ca a duré de 1995 à 1998 et après j’ai commencé à lâcher l’affaire. Au départ, tu te dis que tes chromes vont rester à vie, mais au bout d’un certain temps, tes chromes vieillissent, un arbre pousse devant, le mur s’effondre, tu te fais repasser par un branleur, etc… Bref, j’ai plus ou moins lâché l’affaire avec le dalvan.

Comment t’es venu l’idée du Spaghetti, plutôt rond et insignifiant, coupant ainsi avec les blocs traditionnels des années 90 ?

En fait, au début je faisais des p’tits lettrages façon NASTY. Mais, j’avais un peu de mal avec les lettres. De plus, EVOK prenait de l’avance sur moi, HOCTEZ arrivait avec des wildstyles de ouf ! Bref j’avais la pression… Personnellement, je préférais le délire des wildstyles: je trouvais que c’était vraiment représentatif de ce qui se faisait de mieux au niveau maîtrise et technique. En fait, en essayant de faire des wildstyles sans vraiment savoir faire des lettres, j’ai commencé à faire des trucs plus ou moins chelous, et je n’ai pas lâché l’affaire. Bien sur, j’entendais beaucoup de critiques de la part de tous ces fachos du graffiti pour qui, il n’existe que le South Bronx style. Mais, ce n’était pas un problème pour moi et ça m’a motivé pour continuer d’avancer dans un truc plus personnel. Au début, c’était pas mal anguleux, mais au fur et à mesure c’est devenu plus fluide, plus courbe. Puis, j’ai commencé à lâcher l’affaire avec les lettres, et à partir d’un moment c’est devenu uniquement du freestyle. A cette époque j’aimais beaucoup ce que faisait les P2B (Poseurs 2 Bombes): RCF1, STONE, POPAY, SERO, DARCO, STAK, HONET… Tous ces mecs faisaient des trucs différents, ce n’était pas forcément empreint des styles New Yorkais, et c’était d’autant plus terrible. Je trouve que ces mecs là apportaient une alternative quand d’autres se contentaient de pomper bêtement les styles ricains.

Motivations ?

Au niveau des fresques en couleur, c’est surtout de la motivation entre potes. Mais en ce qui concerne les Spaghettis, ce qui me motive surtout ce sont les lieux. Ca ne m’intéresse pas de faire un Spaghetti sur un mur qui n’est plus vierge. Maintenant le plaisir passe aussi par la recherche du lieu idyllique pour poser un truc et en faire une belle toph.

Pas mal de voiture dès lors ?

Pas forcément, la plupart des graffeurs sont des moutons, ils vont tous peindre aux mêmes endroits, sans s’apercevoir qu’il y a un pur terrain en bas de chez eux. Le but est de ne pas être perdu au milieu de cinquante graffs. Bon, bien sûr, il y a des fois où tu tombes sur des endroits perdus et il y aura juste un pèlerin qui verra ce que tu as fait sur une vieille baraque isolée mais, paradoxalement, je préfère ! Le graff est beaucoup mieux mis en valeur et c’est d’autant plus terrible. Alors bien sûr, c’est du sport ! Tu passes pas mal de temps à chercher, mais une fois que t’as trouvé … !!!!!!!

Inspirations visuelles autre que graffiti ?

C’est super dur de trouver ses influences. Je me suis aperçu que je n’étais pas forcément influencé par des trucs que je kiffais mais qu’on retrouvait dans certaines de mes peintures le style de gens que je ne kiffais pas forcément ! C’est vraiment inconscient ! C’est assez difficile de dire ce qui t’influence ou pas…

Influences graffiti ?

Elles ont été différentes et nombreuses. Dans l’ensemble, je pense que c’est bien entendu tous les gens qui étaient autour de moi comme les TW, les P2B… Mais avant, il y a eu aussi tous les mecs de mon coin comme les OBKOS , les TVA , les DSK, les STK, les SSK(South Side Kings) , les OBF (One Big Family), KLM, les TDC , et toute la scène parisienne du début des années 90… C’est venu au fur et à mesure, et forcément quand sont arrivés les fanzines comme Intox ou même Paris Tonkar, ça était la gifle ! Des graffs comme ceux de LOKISS, même si j’en avais déjà vu quelques uns déjà, ça m’a retourné pendant pas mal de temps ! Après, bien sûr, il y a New York, toute la clique old-school : jamais je ne me lasserais de voir des vieux trains de là-bas

Tu bouges un peu en France ?

Au début, je ne bougeais pas trop. Ca nous est arrivé plusieurs fois d’aller à Londres avec EVOK: on faisait un p’tit chrome, histoire de dire qu’on était passé. Il y a eu aussi des vacances à Barcelone avec STAK etc … On a eu aussi des bonnes connexions à Rome, notamment avec les NSB (MANJAR, TEKNE, WASHE, SANTANA…). On était avec BDB, HOCTES, STAK, HONET, etc… A l’époque en 95, l’Italie c’était vraiment la fête: on faisait des terrains, des voies ferrées, des trains, on peignait tout le temps… On a vraiment bien kiffé! C’est seulement en 97 que j’ai commencé à bouger en Province, notamment à Toulouse. Au départ, de ce que j’avais vu en photos, j’aimais pas trop ce qui se faisait là-bas, mais quand je suis arrivé là-bas: ça était la claque !!! La ville était retournée: des tags partout, des gros chromes dans les rues… Et là, franchement, je me suis dit respect d’autant plus que les gens (en tous cas, ceux que j’ai rencontré), comparés aux parisiens, avaient vraiment une bonne mentalité. Pas de fausses histoires, pas d’embrouilles. Enfin ça, c’était ma vision en tant que touriste… Dernièrement avec les DSK on a un peu bougé sur les petits jams de province : Brest, Poitiers, Orléans…


Ton point de vue sur la scène graffiti en France, notamment la new school ?

A un moment je me prenais la tête sur la nouvelle génération, sur le fait que le graffiti s’est considérablement développé et n’avait plus rien à voir avec ce que j’avais connu. Au début avec KIEV, on a mis un an à découvrir qu’est ce que c’était un fat-cap. Si il n’ y avait pas un ancien pour nous parler de Loréal ou de Décap’four, on serait encore à mettre des coups de cutter sur nos caps. Il y avait tout un apprentissage qui était assez long et qui passait par l’intermédiaire d’autres writers, une sorte de tradition orale, ce qui fait que c’était un milieu très fermé. Tu devais te bouger, il fallait sans arrêt aller sur les terrains, les voies ferrées, traîner, rencontrer d’autres writers, etc … Aujourd’hui, tout est à disposition, à portée de main, bombes, markers, encres, magazines, vidéos… Il n’y a plus aucun mystère. Mais malgré tout ça, je ne pense pas qu’il soit plus facile d’être un bon graffeur aujourd’hui qu’il y a dix ou quinze ans. Il n’y a pas que la médiatisation qui s’est développée, les styles et les techniques ont grave évolué et le challenge est devenu international, il faut avoir un putain de style aujourd’hui pour sortir du lot. La répression aussi s’est grave développée… Bref, en faisant abstraction de 70% de toyz, je trouve que la scène française déchire bien quand même.


Ce qui est à blâmer dans le graffiti ?

Bah, les mecs qui font de la merde…

Ce qui est bien au contraire ?

Mon style et celui de mes potes ! (rires)

Ton point de vue sur l’évolution graphique du graffiti d’hier avec les premiers tags à aujourd’hui avec les logotypes ou autres nouveautés ?

Le graffiti est immensément riche et il y a encore pleins de choses à découvrir, que ce soit sur la scène française ou même partout ailleurs dans le monde. L’évolution du graffiti pour moi, c’est des mecs comme les OS GEMEOS, les VIAGRAFIK, DELTA INC, SEAK CNS, EWOK DOTCOM, JABA JNC, RECTO UB’S, TURS GT, NASCIO TW, PSAÏ MCT, AKROE CF …
Sinon, personnellement, j’aime bien le logotype. Je trouve que ça apporte un petit vent de fraîcheur. Ca fait trente ans qu’on tourne globalement autour du style NY, beaucoup d’entre nous ce sont ghettoïsés dans un univers “strictly Hip Hop” et ça fait du bien de s’échapper un peu, de voir qu’il y a des mecs qui cherchent une autre façon de jouer avec la ville et ses habitants… Maintenant ce qui me gène c’est la facilité, aujourd’hui on commence à voir tout et n’importe quoi. Pleins de mecs ont vu que c’était marrant, pas très dur à faire, ils se sont dit "Tiens, moi aussi je vais faire ça ! Je vais m’appeler tomate et je vais dessiner des tomates ou alors je vais m’appeler échelle et je vais dessiner des échelles…" Aucun intéret…


Tu te focalises sur quoi aujourd’hui ?

Pendant pas mal de temps je me suis acharné sur le spaghetti. Je ne faisais que ça. Et puis vers 1997-98, à force de voir plein de monde autour de moi faire des wildstyle de oufs comme HOCTES, TURS, SHIKE, PEST, TSHO… je me suis ‘réveillé’ et je me suis mis à refaire du fegra wildstyle, du lettrage, des 3D sans contour, des lettres en volume… Dernièrement, j’ai été pas mal influencé par les INC de Hollande (DELTA, ZEDZ, YALT…). Aujourd’hui, le Spaghetti est devenu une sorte de motif récurrent que je pense encore faire dans 10 ans. Pour le graff, je ne sais pas où ça ira mais je continue, tranquille, je kiffe … tout simplement !

Les perso ?

Au début, j’avais essayé. Mais, très vite, j’ai été "calmé". Par exemple, à côté de chez moi, il y avait MIST qui faisait des perso qui faisaient mal aux yeux, et dans mon entourage, c’était la même avec RICK et TURF. Chacun son truc !


Autre support que le mur ? La toile ?

La toile ? Ca ne m’intéresse pas. J’ai essayé. Ca ne m’intéresse vraiment pas. Ca m’intéressera peut être demain, mais aujourd’hui il me faut une bombe et un mur !

Comment t’es arrivé dans RADIKAL ?

C’est TURF qui m’a présenté à l’équipe qui préparait le premier numéro en 1996. A cette époque, il n’y avait pas de magazines qui parlaient de graffiti en vente dans la presse. Avant, en tant que graffeur, il y avait de quoi être dégoûté, à chaque fois qu’un journal faisait un article sur le graffiti, c’était du foutage de gueule… C’était soit le Nouvel Obs’ qui parlait des "méchants vandales", soit VSD qui parlait des "gentils artistes géniaux", sans parler des amalgames avec l’insécurité, les gangs et toutes leurs conneries… En fait, Radikal a été une bonne opportunité pour montrer aux gens le graffiti, vu par un graffeur. Ca a toujours été ma vision personnelle du graffiti, un faible pourcentage de ce qui existe vraiment, mais représenté de manière brute, sans théorisation débile. Mon souci, c’était de représenter le graffiti dans son ensemble, dans sa richesse… C’est à dire montrer des fresques en couleurs, mais aussi des tags, des throw-ups, des chromes, des trains… Pour souligner le fait que tout ça, c’est une seule et même discipline.

Et, c’est pour une question de budget qu’ils ont arrêté le Gettin’Fame en supplément détachable ?

Ouais malheureusement. Mais d’un autre coté ce n’est pas plus mal parce que le papier était vraiment dégueulasse.

T’écoutes quoi ?

Mon truc, c’est surtout le reggae en fait : Ska, Rocksteady, Rockers, Roots, DeeJays, Dub… Au niveau du rap je suis resté un peu vieux jeu. J’écoute un peu de ce qui fait aujourd’hui: CANNIBAL OX, EL P, etc… Mais, c’est plutôt RUN DMC, 2 LIVE CREW ou PUBLIC ENEMY qui tourne le plus souvent en boucle chez moi. En ce qui concerne le rap français, j’en écoutais beaucoup jusqu’en 1995-96, ensuite ça m’a vraiment saoulé.

Projets ?

Déjà au niveau du reggae justement, avec DJ DUBBERFLY du BEAT PEOPLE HI-FI on prépare des mixtapes de reggae roots. Ensuite en ce qui concerne le graffiti, Le Vaudou et moi-même avons sorti au début de l’été 2002 un livre intitulé OUTLINERS, c’est une sorte de petit Blackbook international. Aujourd’hui le bouquin est quasiment épuisé donc on commence à travailler sur le prochain, mais je n’aime pas trop parler de choses tant qu’elles n’ont pas abouti, donc on verra. J’espère aussi avoir le temps de refaire mon site web le plus tôt possible parce qu’il commence à moisir… Sinon avec STAK, on a lancé WORLDSIGNS©, un petit magazine de street art disponible dans tous les kiosques, on prépare actuellement le second numéro qui devrait sortir en janvier 2003. Pour tous ceux qui s’intéressent au graffiti, aux logotypes et aux arts de la rue en général…

Dédicaces ?

Sébastien, Pablo, William, Marc, Olivier, Silvio, Jérome, François, Jean, Cédric, Arianne, Elza, Awa, Benoit, Thierry, Serge, Manu, Landry, Stéphane, Jean-François, Yannick, Claude…