Tri Sélectif : le guide 90bpm des Trans

Les Trans édition 2013, c’est ce week end. En trente balais d’existence, les Trans n’ont dans le fonctionnement ou l’ambition plus de secret pour vous : ce ne sont que des newcomers donc vous n’en connaissez aucun. Dans cette nuée de nouvelles têtes, pauvres lapins déboussolés, vous êtes désemparés. Nulle panique, on a sélectionné la crème du haut du panier, ne cherchez plus ailleurs, si vous ne devez en voir que dix : ce sont eux.

Doist !

À l’instar de la politique, le trajet Paris-Berlin en techno semble stationner dans une phase d’austérité. Il n’y a qu’à regarder l’engouement provoqué par Gesaffelstein. Mais aux côtés du bellâtre en tuxedo ou des descendants de Silent Servant chez DEMENT3D et des terribles d’In Paradisum, on pourrait trouver Doist, duo à l’électricité d’un Rebotini qui vous servira de pile pour terminer la soirée.

Kosme

Il a une tronche de Gaslamp Killer mais ne vous y trompez pas, Kosme officie dans la house. Originaire de la capitale des Nuits Sonores, Kosme est aussi patron de label (Caramelo) et a produit en France un maxi de Konstantin Sibold. Si ça ne vous suffit pas, le bonhomme a été sélectionné par la Boiler Room, le club qui ne se trompe jamais. Oui, Monsieur a des références.

Fakear

Il n’a pas du tout une tronche de Gaslamp Killer mais ne vous y trompez pas, il pourrait en prendre le chemin. Importé de notre Ouest Coast à nous, Fakear suit les traces des maestros Caennais (voire mondiaux) de la MPC, Fulgeance et Superpoze en offrant, aux pieds de la scène beatmaking, un courant orientaliste plus que bienvenu.

Tiger & Woods

Larry Tiger & David Woods : deux italiens de la disco qui ont commis un jour un hit à partir d’un hit : Gin Nation (samplé sur Music & Lights d’Imagination). Depuis, Eckel & Jeckel s’épanouissent à chaque titre un peu plus dans leur rôle de guignolos. Et, non pas que nous manquions de rigolos dans la scène électronique mais c’est toujours rafraîchissant. Rire & Chansons côté chic & disco en somme.

Stromae

Ça va, on déconne

Frikstailers

Signés chez ZZK – chez qui on nous sert de la Nueva Cumbia à tour de bras – les argentins de Frikstailers ont dans leur nom l’essence de ce qu’ils sont : du freak et freestyle. C’est chaud, androgyne, androïde et ça frotte suffisamment la dance et la cumbia pour créer de l’électricité. Une solution potentielle pour les energies renouvelables.

The Crystal Ark

LCD Soundsystem maintenant dissout, où trouver un palliatif ? Le subutex à l’équipe de James Murphy pourrait bien se trouver chez The Crystal Ark. Déjà parce qu’ils sont chez DFA. Ensuite parce que ce sont des (ex) membres de LCD. Et puis aussi car la langueur de leur disco indique clairement le sceau de la même école. Gavin Russom produisait beaucoup pour LCD, The Crystal Ark est le groupe de Gavin Russom.

Labelle

On parle trop peu de l’île de la Réunion et du maloya. C’est un fait. Donc la venue (ou plutôt le retour) de Labelle aux Trans est l’occasion de refaire votre culture sur le sujet au sein d’un projet à tête chercheuse, enivrant et enveloppant où l’électronique du vieux continent s’infuse à merveille dans les couleurs de l’île.

Acid Arab

Hervé Carvalho et Guido Minisky ne sont pas du genre à vus berner sur le produit, s’ils s’appellent Acid Arab c’est qu’ils envoient l’orient côtoyer l’acid house. Après un projet très remarqué chez Versatile, ce sont sur ces deux là qu’il faudra compter pour vous tenir en éveil le samedi dans la nuit.

Lonnie Holley

Il y a des illuminés où l’on voit clairement que la lumière n’est pas allumée à tous les étages. Et puis il y a ces illuminés brillants. Lonnie Holley participant aux Trans, on vous laisse deviner la catégorie. Il a 62 ans, est aussi sculpteur, il collabore avec les Black Lips régulièrement et quoi qu’il fasse, il le fait avec cette touche unique de naïveté et folie pure.

Dakhabrakha

DakhaBrakha, c’est notre coup de cœur au plus profond de celui-ci.  Le groupe vaut à lui seul le déplacement à Rennes. Ces universitaires folklos bricolent le folklore Ukrainien pour trouver un stade de beauté et de transe absolument hors du commun. C’est très proche des chœurs des Balkans ou de Géorgie, ça peut vous rappeler par certains aspects des moments de Bregovic, mais c’est surtout à vous fendre l’âme.