[CHRONIQUE] « REAL BAD BOLDY » : BOLDY JAMES FINIT PARFAITEMENT SON ANNÉE AVEC REAL BAD MAN

ET LA NOTRE PAR EXTENSION PUISQUE L’ALBUM EST D’UNE QUALITÉ DÉCONCERTANTE.

Depuis sa signature chez Griselda, Boldy James se devait de maintenir la barre haut, à l’image du label de Buffalo devenu incontournable dans le game. Et on peut dire qu’il a relevé le défi haut la main avec une occupation du terrain de tous les instants, et ce, malgré le Covid-19.

La preuve on peut lister son album collaboratif avec Alchemist, ses EP « Manger On McNichols » et « The Versace Tape » et ses apparitions chez le Big Sean, Westside Gunn, Dej Loaf, Apollo Brown et plus récemment Real Bad Man sur l’EP “On High Alert, Vol. 3« .

C’est donc ce dernier producteur que le rappeur de Detroit retrouve pour une dernière saillie du nom de « Real Bad Boldy » pour bien terminer l’année. Avec une petite infidélité à Griselda puisque l’album sort chez le label personnel du producteur californien : Real Bad Man Records.

On vous le dit tout de suite, on est à une vingtaine de jours de la fin 2020 et s’il y a encore de la place dans votre top albums de l’année, n’hésitez pas à le glisser dedans. Car rien n’est à jeter quasiment. C’est peut-être qu’on ne connait pas assez bien le travail de Real Bad Man.

En réalité, RBM est un collectif qui mène sur le même front les activités de graphisme, de vente de fringues et de musique. Ce qui est assez répandu à notre époque. Basé à Los Angeles, il a crée des capsules en partenariat avec pas mal de rappeurs. Coté son, les différentes mixtapes comme la série des “On High Alert » illustrent parfaitement le lifestyle de l’agence.

Si on doit pourtant sortir un nom du bocal, on citera Adam Weisman, ancien directeur artistique de marques comme Stussy, Union et Undefeated. Il est surtout derrière les productions de Real Bad Man dans leur grande majorité. Weisman la joue collectif mais ses qualités de beatmakers sont indéniables et méritent plus d’être connus par le grand public. En tout cas, ce sera désormais fait avec cet album.

De son coté, Boldy James explique que l’opus traite de sa vie avant le succès, de la seconde vague qui s’offre à lui. A 38 ans, il reconnait connaitre une certaine notoriété sur le tard avec son regard de presque quarantenaire. Ce qui lui permet de raconter la réalité de ses vies. Des choses qu’il a vraiment vécu, rien qu’il ne puisse fabuler.

Associé à Real Bad Man, cela donne un très bon résultat, même si cela semble ponctuel. Cela permet à James de finir l’année en beauté, de conforter son statut de rappeur en vogue et de peut-être préparer une belle année 2021, avec ou sans Covid.

L’album « Real Bad Boldy » est écoutable et achetable sur les plateformes d’usage.

TRACKLISTING :

01. Real Bad Boldy
02. Light Bill (feat. Meyhem Lauren)
03. Thousand Pills (feat. Stove God Cooks)
04. Failed Attempt
05. Lil Vicious (feat. Eto)
06. On 10
07. Held Me Down
08. Street Shit
09. Good Foot (feat. Mooch & Rigz)
10. Champion

Label : Real Bad Man Records
Date de sortie : 11 novembre 2020
Durée : 29 minutes