Après Mistery Lights, sa première sortie rock via sa subdivision Wick Records, Daptone se lance dans la musique Jamaïcaine avec The Frightnrs. Pour dire vrai, la bête sommeillait depuis un moment dans les murs de la House Of Soul, Victor Axelrod aka Ticklah étant un grand spécialiste du genre qui, en plus de son activisme dans les rangs des Dap-Kings ou d’Antibalas, s’adonne aux sonorités remixées ou originales saveur Kingston. Du gars Ticklah, il sera question ici avec la casquette du producteur.

Après le ska et avant le reggae était le rocksteady, petit créneau temporel (1966-68) dans lequel l’infusion de la soul US dans les vibes Jamaïcaines a donné des albums vocalement sublimes avec beaucoup d’amour dedans (à ce stade de la lecture, allez commander un disque d’Alton Ellis et un autre de Ken Booth). Et c’est précisément cet âge d’or des voix que The Frightnrs réanime. Minutieusement réalisée, sans cuivres mais resserrée autour du noyau basse-batterie-guitare, la prod donne aux pianos et aux orgues la charge d’une belle partie des ornements rythmiques et mélodiques, laissant les harmonies entre le lead vocal et les choeurs assurer la force motrice de ces onze titres analogiquement puissants.

Nothing More To Say arrivant avec un parfum de drame (décès du chanteur, mais pas que), si successeur il y a, il sera fatalement différent. Celui-ci est en tout cas immanquable.

 

THE FRIGHTNRS : NOTHING MORE TO SAY

TRACKLISTING :

01. All My Tears
02. Nothing More To Say
03. Gotta Find A Way
04. What Have I Done
05. Purple
06. Trouble In Here
07. Till Then
08. Lookin’ For My Love
09. Hey Brother (Do Unto Others)
10. Gonna Make Time
11. Dispute

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