Décidés à aller déterrer les racines afrobeat de leur musique jusqu’alors afro-jazzy-funky-latino, les gars de Washington mettent les gaz vers les sonorités du continent originel. Entamées par un survol à flûte onirique des prairies et des déserts, les choses se noircissent dès la descente du coucou, quand en guise de verre de bienvenu on leur offre tout ce que les environs proposent en substances trippantes.

Commence alors une virée dans des coins peu reluisants, là l’on sert de pleines chopes de claviers lysergiques, époque troublement funk d’Herbie Hancock. Roués de percussions, menacés par des six cordes toutes en nerfs, laminés par les cuivres, pris dans des trombes de basses vrombissantes, brutalement soulevés par les polyrythmies, les hommes de DC s’engouffrent dans des grooves troubles, prétextes à toutes les expérimentations.

La carte postale envoyée est forcément sombre, mais peut donner envie de réserver ses vacances là-bas.

 

 

THE FUNK ARK : MAN IS A MONSTER
(Ropeadope Records – 2014)

THE FUNK ARK : SOMBRE AFRO-FUNK

 

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