1994, les Chicago Bulls apprennent à vivre sans Michael Jordan, parti taper tant bien que mal une autre baballe. Pourtant contre toute attente ils terminent troisièmes de la Conférence Est, derrière leurs ennemis jurés, les New York Knicks. Big Apple en est persuadé, cette fois ci c’est son année, c’en est terminé de se casser les dents sur Jordan, la voie est libre vers le titre que toute la ville attend depuis 20 ans.

Seulement aux côtés de MJ évoluait un autre all star, dream teamer et futur Hall Of Famer. Toujours considéré comme le lieutenant ultime, Scottie Pippen est bien décidé cette année là à démontrer à la planète basket qu’il est plus qu’un second couteau. La preuve : 22 points, 8,7 rebonds, 5,6 passes et 2,9 steals sur la saison, MVP du All Star Game (on parle d’un époque où c’était encore un vrai match), et un impact énorme sur son équipe, renforcée par les arrivées de Toni Kukoc, Luc Longley, Bill Wennington, Pete Myers et Steve Kerr.

La demi finale de conférence contre NY s’annonce donc électrique, les Knicks ayant encore en travers de la gorge la défaite de 1993 après avoir mené la série 2-0. Même départ en 1994 avec deux victoires au Garden. Ewing, Starks et sa bande se voient déjà en finale, mais Phil Jackson reprend son équipe en main. Le match 3 résume à lui tout seul la série : tensions, bagarres, score serré, et finalement un happy end pour les Bulls avec un buzzer beater de Kukoc. Mais ce soir là les médias ne parlent que de « l’affaire Pippen ». Vexé de ne pas être désigné pour prendre le dernier shoot, le numéro 33 refuse d’entrer en jeu, boude sur le banc et regarde Kukoc crucifier les Knicks. S’il s’excusera auprès de ses coéquipiers et des fans, cet épisode restera comme une vilaine cicatrice dans le carrière du Pip.

 

 

Pourtant les Bulls enchainent et reviennent à 2-2 avant de retourner perdre au Garden. Le match 6 est électrique, mais Chicago rend coup pour coup. Oakley, Smith, Starks se font happer dans l’attaque en triangle des Bulls, mais Ewing les maintient à flots. Sur une contre attaque, BJ Armstrong décale Pippen qui (frustré suite à une décision arbitrale litigieuse quelques instants auparavant) s’envole et écrabouille un dunk sur Patrick Ewing, qui en tombe à la renverse, poussé par Pip qui l’enjambe en lui assénant 2-3 amabilités. Le Chicago Stadium explose. Spike Lee, assis au premier rang et en fusion, interpelle Scottie avec un « what was that »? ». Le joueur lui dit gentiment de se rasseoir, avec des « f**k » tous les deux mots. Pour les plus jeunes, c’est comme si vous aviez dans la même action le dunk de Lebron James sur Jet Terry, mêlé avec le shoot de Allen Iverson sur Tyron Lue.

Un dunk qui illustre l’expression « le jour où le respect est mort », et qui fait partie de l’un des plus fameux de l’histoire des playoffs NBA, de part l’enjeu et sa violence qui symbolise à elle seule le basketball 90s : rugueux, chambreur, dans de vraies rivalités.

 

 

Toujours à l’affut, Nike a senti le bon coup en sortant cette semaine cette Air More Uptempo spéciale rendant hommage à ces séries folles entre Bulls et Knicks. Même si ce n’est pas le modèle porté par Pippen lors de cette saison 1993-1994, c’est celui qui reste dans l’imaginaire le plus collé au joueur, le portant au titre l’année suivante dans sa version black.

La marque au swoosh s’est donc amusé à mettre une base blanche, coupé par les grandes lettres AIR en bleu marine, et du orange au niveau de la languette, de l’outsole et de la bulle d’air qui longe la semelle (nous sommes ici en présence d’une More Uptempo). Sur le talon se trouve le numéro 33. Mais en y regardant de plus près, on se rend vite compte que ce n’est pas un numéro 33 mais deux numéros 33 qui sont visés : celui de Pip et celui d’Ewing. Le semelle intérieure reprend la silhouette des deux joueurs au moment du dunk et de l’impact, et la signature de l’arrière de Chicago. Un coup marketing de génie qui ne plaira certainement pas à Spike Lee ou Ewing (quoi que…) mais qui ravira les amateurs de l’histoire glorieuse de la NBA et ses heures les plus dorées.

En 1994, les Knicks perdront en finale contre les Houston Rockets, et la saison suivante Michael Jordan reviendra aux affaires. Après une année digne d’un MVP, Scottie redeviendra lieutenant. Et gagnera 3 titres de plus. Putain de joueur. Putain de belle époque.

Cette Air More Uptempo est disponible chez nos amis de Corner Street.

 

KICK OF THE WEEK #042 : NIKE AIR MORE UPTEMPO KNICKS AKA « THE DUNK »

KICK OF THE WEEK #042 : NIKE AIR MORE UPTEMPO KNICKS AKA « THE DUNK »

KICK OF THE WEEK #042 : NIKE AIR MORE UPTEMPO KNICKS AKA « THE DUNK »

 

 

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