C’est l’histoire d’un gars qui a apprit la musique à l’âge où des footballeurs jouent déjà les prolongations de carrière, qui s’est dit qu’il pourrait enregistrer des titres en mettant ses compagnons d’apprentissage à contribution et qui, pour aller jusqu’au bout du délire, s’est dit que presser tout ça sur disque plutôt que de le laisser végéter dans un carton au garage serait une bonne idée. Une fois tout ça énoncé, on sait déjà plus ou moins à quoi s’attendre ; un album sans production fastueuse, sans mix détonnant et avec un arôme de Do It Yourself qui embaume toute la bande. Tout y est.

Et même un peu plus. Car, non content de mettre en place des arrangements mélodiques entêtants dans un disco funk de garage démuni, sans beat qui tabasse ni cuivres qui brillent, Doug dispose d’une arme de taille dans la ceinture : son jeu de guitare. Le son peut bien être caverneux et sentir parfois la grosse démo, Doug avoir sa propre conception du chant juste, la manière dont il distille ses soli, avec une sauvagerie rock n’roll mais sans agressivité sonore, apporte une épice au plat. Celle qui fait la différence.

 

 

MY NAME IS DOUG HREAM BLUNT (Luaka Bop - 2015)

 

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