AVEC LES ÉVÈNEMENTS ANTI-RACISTE DU MOMENT, LE « FIGHT POWER » DE PUBLIC ENEMY EST REDEVENU UN HYMNE.

 

 

Nous avions consacré un portrait à Brady Watt il y a un an et nous nous étions arrêté au 18ème épisode de sa série « Bass & Bars » dont le principe est d’accompagner des rappeurs (mais pas que) à la bass. Depuis, le musicien avait accroché à son tableau de chasse d’autres artistes comme Benny The Butcher, Conway, Too Short, Pharoahe Monch, Bilal, Smif ‘N’ Wessun, Jadakiss ou encore Jeru The Damaja. Il en avait aussi profité pour sortir l’EP « The Real Book Vol.1 » avec Bishop Nerhu sur le même principe mais avec des créations originales.

Les évènements autour de la mort de George Floyd continuent à secouer les États-Unis et de nombreux pays à travers le monde. Et le rap est plus que jamais remis en avant par le biais des voix de plusieurs rappeurs militants qui ont pris la parole ces dernières semaines. Si le morceau « Fuck The Police » de N.W.A. s’est vite fait entendre, notamment par les Anonymous qui avaient piraté la radio de la police de Chicago pour diffuser le titre en boucle, le « Fight The Power » de Public Enemy résonne tout autant. Plus global et « moins » dirigé spécifiquement vers les forces de l’ordre, le titre se place, une nouvelle fois, comme un cri de ralliement de la rue.

Parmi les militants politiques dans le rap américain, Chuck D en est l’un des pionniers depuis le début. Il l’a d’ailleurs encore prouvé avec l’album « Loud Is Not Enough », signé Enemy Radio (la formule politique caritative de PE) et disponible depuis avril. Au vu du soulèvement actuel contre le racisme, suite au meurtre de George Floyd par la police de Minneapolis, Brady Watt a voulu se montrer avec le grand Chuck pour revisiter le tube, qui avant d’être intégré dans la Bibliothèque du Congrès Américain à travers l’album « Fear of a Black Planet » (qui vient de fêter ses 30 ans), avait suscité une vive critique en son temps. Mais ça, c’est du passé.