Quand certains ne voient dans le hip-hop qu’une musiques d’illustration pour clips de car wash « olé olé » ou pour impulser des vaguelettes perpétuelles à des booty trop huilés, Ugly Heroes opère un retour aux origines d’un style nait dans la contestation, peut-être moins sexy mais sûrement plus intéressant.

 

Quand certains ne voient dans le hip-hop qu’une musiques d’illustration pour clips de car wash « olé olé » ou pour impulser des vaguelettes perpétuelles à des booty trop huilés, Ugly Heroes opère un retour aux origines d’un style nait dans la contestation, peut-être moins sexy mais sûrement plus intéressant.

 

De leurs aveux, Ugly Heroes se veut être l’éloge de ces hommes dont on parle trop peu mais qui luttent au quotidien pour colmater les fuites de la société. Red Pill et Verbal Kent, originaires de Chicago, se font les portes voix de ces soldats inconnus. Alors que Appolo Brown, le beatmaker de Motor City, se charge des prods. Ce dernier avait déjà fait parler de lui lors de sa collaboration avec Guilty Simpson et son remix du dernier Ghostface Killah.

 

 

Si les influences d’un RZA dans ses productions n’hésitent pas à pointer le bout de leur nez quand il sample de la deep soul à coup de MPC (Good Things Die), le natif de Detroit possède tout de même son style. Qu’il soit plus jazzy (Hero’s Theme) ou plus éléctro avec le très bon Push, Appolo Brown fait partie de ces beatmakers dont il n’y pas grand chose à jeter. Et Red Pill et Verbal Kent ne s’en privent pas pour faire résonner leurs flows aiguisés dans les bas fonds de la ville d’Obama.

 

 

De Ugly, il semble bien qu’ils n’aient que le nom tant ce premier album éponyme s’annonce comme une des bonnes révélations hip-hop de l’année.

 
 
Julien Renou
 
 
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