On l’aura attendu ce printemps, mais avec lui arrive toute une flopée d’albums et de mix qui méritent le détour. Celui qui nous intéresse ici, Silver Wilkinson. 7ème album studio de l’anglais Bibio, sorti le 14 Mai, toujours chez Warp Records. Au menu, beaucoup de champêtre et de boisé. Donc sortez tous vos pagnes et vos flûtes direction la campagne pour y danser entre les champs, car Bibi nous sert un album printanier à souhait.

On l’aura attendu ce printemps, mais avec lui arrive toute une flopée d’albums et de mix qui méritent le détour. Celui qui nous intéresse ici, Silver Wilkinson. 7ème album studio de l’anglais Bibio, sorti le 14 Mai, toujours chez Warp Records. Au menu, beaucoup de champêtre et de boisé. Donc sortez tous vos pagnes et vos flûtes direction la campagne pour y danser entre les champs, car Bibi nous sert un album printanier à souhait.

Quand on plonge dans l’univers de Bibio on ne peut s’empêcher d’imaginer que cet anglais est en fait un petit lutin de forêt à qui on aurait refilé une MPC et un micro. Avec lui tout y passe : bruits d’oiseaux, de ruisseaux, de pelles,  de badauds. Des éléments dont les bases ont été posées sur Ambivalence Avenue, son album de référence, puis absorbé par son amour nouveau du synthé. Et c’est là le problème.

En laissant couler l’album, on découvre majoritairement des musiques d’atmosphère, véritables papiers peints fleuris pour salon de thé, tout aussi agréable et feutré qu’effacé et dénué de relief. Compagnon idéal de l’heure de la sieste, disons-le tout de go, sorti du lit, ce Silver Wilkison peut vous y renvoyer sans détour. Si ce n’est A tout à l’heure, du Bibio tradi ou You à l’accent hip hop à couper au couteau l’album se noie un temps soit peu dans son ventre mou. On ne crachera pas sur la main qui nous fait chiller et on notera Look at Orion!, joli post-dubstep maitrisé, bande-son parfaite pour glander sur Google Sky.

Au final cet album est surtout un compte rendu de ses expérimentations sonores. En attendant que l’école du Bibio d’argent se voie décerner l’or, on aimerait posséder des écouteurs 3D pour donner à cette playlist de printemps un peu de relief.

S.

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